Affichage des articles dont le libellé est ANCIENT RITES. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ANCIENT RITES. Afficher tous les articles
dimanche 11 novembre 2012
vendredi 21 janvier 2005
ANCIENT RITES "Dim Carcosa" (1998)
Avec ENTHRONED et AGATHOCLES, ANCIENT RITES est sans doute un des seuls groupes belges à jouïr d'une reconnaissance internationale. Le précédent album, Fatherland, avait amorcé le changement de style, passant du Black Metal UG des premiers albums à un Heavy Black mélodique et couillu, parsemé de multiples atmosphères épiques.
Rebelote sur cet album où l'utilisation des claviers est amenée à un autre niveau pour donner à cet album un petit côté sympho non négligeable tout en incluant des petites touches folk judicieusement placées. Dim Carcosa est un album dans lequel il est facile d'entrer mais je pense vraiment que plusieurs écoutes seront nécessaires pour apprécier toute la richesse des compos sans oublier le niveau musical exceptionnel, en témoignent les solis dont la mélodie fait mouche à chaque fois. Certes, l'utilisation de la BAR pourra rebuter les puristes bien que je trouve qu'elle donne aux morceaux un petit coup d'accélérateur agréable à l'écoute.
La production est au poil avec un son très propre où tout s'emboîte parfaitement, rien n'est laissé de côté, notamment l'excellente combinaison entre les parties Metal et orchestrales. Lyriquement parlant, on a encore droit à un florilège de thèmes tournant autour de l'histoire de la Vieille Europe (et pas ce succédané de nouvel ordre mondial actuel, capitaliste et sans réelles valeurs). Victory or Valhalla nous emmène chez les Vikings, And the Horns Called for War est un hommage au royaume des Francs et à Charlemagne en particulier, North Sea nous fait naviguer sur les flots de la mer du Nord en Belgique, on marche aux côtés d'Odin sur Lindisfarne, sans oublier la victoire de la bataille des éperons d'or en 1302 sur On Golden Fields où les milices flamandes accompagnées de troupes brabançonnes et namuroises viendront à bout d'une armée française deux fois supérieure en nombre).
Mais que nos amis français ne s'indignent pas car Dim Carcosa est quant à elle une chanson atour de la cité médiévale française de Carcasonne, citée médiévale que Gunther apprécie spécialement. Quant aux différentes allégations comme quoi Ancient Rites auraient des influences politiques plutôt à droite, le chanteur Gunther clarifie les choses ici dans une inteviex donnée à l'excellent magazine Ablazine : “Je tiens à ce que cela soit clair. Tout cela est d’inspiration médiévale… Aujourd’hui, nous jouons en Wallonie et on nous a demandé de ne pas mettre de drapeau flamand sur scène. Aucun de nous n’en a emmené par respect pour les gens présents car ceux-ci pourraient se méprendre. […] C’est un peu dommage que les gens ramènent toujours tout à des considérations politiques. Je dois sans cesse clarifier les choses. C’est aussi le sujet de “ Fatherland ”. Je ne dis pas que ma patrie est meilleure qu’une autre. J’essaie simplement d’inclure un peu de mélancolie et de nostalgie. Je voyage beaucoup et j’adore m’enrichir de ce que peuvent m’apporter les autres cultures et civilisations. Cependant, cela ne devrait pas être un problème d’être fier de la terre à laquelle on appartient. Mes vues ne sont pas extrêmes, comme de nombreuses personnes le pensent, mais je sais qu’elles peuvent être facilement mal interprétées.” Je pense que tout est dit…
La conclusion est aisée, Dim Carcosa est un album superbe, qui veillit d'ailleurs très bien car avec le temps, je n'arrive pas encore à m'en lasser. Doux parfum nostalgique de par les ambiances épiques présentes sur tout l'album, un sens réel de la mélodie, un niveau technique remarquable et une production de fer, ANCIENT RITES frappe un grand coup ! (Thyl - Noz Pagan)
Le clip de "Victory or Valhalla" :
dimanche 4 janvier 2004
ANCIENT RITES "Fatherland" (1998)
Après avoir sorti deux albums cultes dans le monde du Black Metal UG (The Diabolical Serenades et Blasfemia Eternal), les Belges d'ANCIENT RITES créent ici la sensation en développant un syle propre qui va dorénavant lui coller à la peau mais aussi lui permettre de sortir de l'underground pour toucher un public plus vaste.
Fatherland est un album qui sera un peu passé inaperçu lors de sa sortie, sans doute le style hybride et avang-gardiste aura peut-être choqué les petites oreilles cotonneuses des magazines spécialisés à haute distribution. D'un point de vue line-up, le guitariste Bart a quitté le groupe et est remplacé par le Néerlandais Erik Sprooten (ex-Inquisitor) et le Finlandais Jan Yrlund (Lacrimosa), ce qui donne à ce groupe une connotation internationale et ce qui convient ma fois parfaitement à l'aspect lyrique de Fatherland qui tourne autour de l'histoire du continent européen. Le chanteur/bassiste Gunther Theys, grand voyageur dans l'âme, écrit ses textes autour des anciennes traditions païennes, de l'Empire Romain et de la Révolution Française.
Muscicalement donc, fini le bon vieux Black Metal et place à un Heavy Black bien rentre dedans (ça blast pas mal), sirupé de superbes mélodies créées par la lead guitare ainsi que par les claviers, donnant un caractère épique indéniable et plausible aux compos. Néanmoins, les dix compos sur cet album sont assez inégales dans l'ensemble, avec d'une part des tubes tels Mother Europe, Aris et Fatherland dont les refrains font mouche à la première écoute, et d'autre part des titres relativement moyens et passables. On soulignera le passage amical de Mikka d'Impaled Nazarene venu pousser la chansonnette sur le titre The Seducer, un des titres orientés Heavy Thrash qui ont du mal à me convaincre personnellement.
Au final, un album que j'écoute encore avec grand plaisir (surtout la première partie qui est vraiment excellente) et qui plaira au plus grand nombre sans aucun doute, même si les deux albums suivants sont pour moi d'une qualité supérieure. (Thyl - Noz Pagan)
Inscription à :
Articles (Atom)


