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vendredi 4 mars 2016
jeudi 3 mars 2016
KAMPFAR "Profan" (2015)
Né
en 1994 des cendres de Mock, Kampfar fait partie des pionniers, norvégiens mais
pas que, du pagan black metal, offrant au genre deux œuvres matricielles,
"Mellom Skogkledde Aaser" en 1997 suivi deux ans plus tard de
"Fra Underverdenen". A cause de divers problèmes contractuels avec
les labels qui ont successivement publié ses offrandes, le groupe, qui se
confond avec Dolk, son chanteur et ancien batteur, disparaît des écrans-radar à
l'aube du nouveau millénaire, silence qui ne fera que renforcer l'aura culte
qui l'entoure désormais, alors même que sa réputation demeure confidentielle.
Il faut attendre 2006 et la sortie du troisième album, "Kvass", pour que le drakkar reprenne la mer. Peut-être en attendions-nous trop mais cet opus, de même que les suivants, ont quelque peu déçu, quand même ils dépassaient tranquillement de la tête et des épaules nombres de productions estampillées "pagan". Est-ce le fait d'être maintenant hébergés chez Indie Recordings (pour combien de temps ?) mais les Norvégiens semblent désormais plus inspirés que jamais. Preuve en est avec ce "Profan" qui ne fait pas que surgir très vite de la brume après "Djevelmakt", son aîné d'un an seulement, s'imposant surtout comme le Valhalla fantasmé depuis dix ans. Pourtant fidèle à un art dont il ne se départira sans doute jamais, à la fois minéral et glacial, d'une majesté râblée, Kampfar galvanise cette fois-ci les sens avec des compositions où règnent les atmosphères d'une sombre beauté. Serrant le frein à main, les Vikings privilégient les tempos entêtants évocateurs de fjords millénaires, sans pour autant s'interdire de furieux assauts, bien au contraire. A ce titre, 'Daimon' se pose d'emblée comme un des joyaux de leur répertoire, épopée dont les lignes obsédantes s'accouplent avec de brusques accélérations. Bien que plus rapides, 'Skavank', 'Profanum' ou encore 'Tornekratt' sont fait du même bois. Le groupe sait toujours briser le canevas véloce qu'il forge en le perçant de meurtrières qu'incarnent riffs grésillants et tempos lancinants ('Pole In The Ground').
Court, l'album bouillonne d'une violence tendue, noire et souterraine, brûlant à la surface d'une mer gelée. Par moment, celle-ci explose franchement, témoins 'Gloria Ablaze' et 'Icons', illustrant alors que Kampfar n'a rien perdu avec les années de sa sève abrupte et de ses traits tranchants, creusés dans la roche froide. Juste milieu entre puissance ravageuse et ambiances majestueusement crépusculaires, "Profan" fait honneur à la réputation du groupe dont il se révèle être un des meilleurs albums. Tout simplement... (Childeric Thor - Noz Pagan)
Il faut attendre 2006 et la sortie du troisième album, "Kvass", pour que le drakkar reprenne la mer. Peut-être en attendions-nous trop mais cet opus, de même que les suivants, ont quelque peu déçu, quand même ils dépassaient tranquillement de la tête et des épaules nombres de productions estampillées "pagan". Est-ce le fait d'être maintenant hébergés chez Indie Recordings (pour combien de temps ?) mais les Norvégiens semblent désormais plus inspirés que jamais. Preuve en est avec ce "Profan" qui ne fait pas que surgir très vite de la brume après "Djevelmakt", son aîné d'un an seulement, s'imposant surtout comme le Valhalla fantasmé depuis dix ans. Pourtant fidèle à un art dont il ne se départira sans doute jamais, à la fois minéral et glacial, d'une majesté râblée, Kampfar galvanise cette fois-ci les sens avec des compositions où règnent les atmosphères d'une sombre beauté. Serrant le frein à main, les Vikings privilégient les tempos entêtants évocateurs de fjords millénaires, sans pour autant s'interdire de furieux assauts, bien au contraire. A ce titre, 'Daimon' se pose d'emblée comme un des joyaux de leur répertoire, épopée dont les lignes obsédantes s'accouplent avec de brusques accélérations. Bien que plus rapides, 'Skavank', 'Profanum' ou encore 'Tornekratt' sont fait du même bois. Le groupe sait toujours briser le canevas véloce qu'il forge en le perçant de meurtrières qu'incarnent riffs grésillants et tempos lancinants ('Pole In The Ground').
Court, l'album bouillonne d'une violence tendue, noire et souterraine, brûlant à la surface d'une mer gelée. Par moment, celle-ci explose franchement, témoins 'Gloria Ablaze' et 'Icons', illustrant alors que Kampfar n'a rien perdu avec les années de sa sève abrupte et de ses traits tranchants, creusés dans la roche froide. Juste milieu entre puissance ravageuse et ambiances majestueusement crépusculaires, "Profan" fait honneur à la réputation du groupe dont il se révèle être un des meilleurs albums. Tout simplement... (Childeric Thor - Noz Pagan)
mardi 4 janvier 2011
KAMPFAR "Heimgang" (2008)
Ahhh KAMPFAR, un tout bon groupe et à la fois un groupe qui me déçoit un peu depuis sa longue pause administrative plus ou moins inexpliquée d'environ 7 ans. KAMPFAR m'avait marqué avec ses deux fabuleux albums, à savoir Mellom Skogkledde Aaser et Fra Underverdenen. Puis est arrivé Kvass, qui là, je l'avoue m'avait laissé sur ma faim.
Pour ceux qui ne connaissent pas, je dirais que c'est un groupe de Pagan Black norvégien, qui associe Metal extrême, mythologie nordique et bien évidemment le paganisme. Je considère d'ailleurs KAMPFAR comme le n°1 du Pagan Black en Norvège. Après la semi-déception de Kvass, j'étais très curieux d'entendre à quoi ressemblerait l'opus suivant. Les 4 compères (Dolk, Thomas, I.II.III et Jon) ont déjà prouvé leur savoir-faire, mais j'attendais d'eux un petit plus qui ferait de Heimgang un album incontournable, comme l'étaient les 2 premiers albums du combo. Tout d'abord, je dirais que Kampfar reste Kampfar.
Les éléments clefs qui caractérisent le groupe sont au rendez-vous, premier point positif donc. La voix de Dolk est toujours archi-présente, très en avant mais quoique qu'un peu plus étouffée et résonnante que sur les galettes précédentes, encore un bon point pour les vocaux. Pour la partie instrumentale, c'est plutôt bien travaillé, la mélodie est assez présente et les riffs sont plus ou moins variés, avec bien entendu toujours cette sonorité propre au Black Metal scandinave. Certains morceaux sont rentre dedans (Inferno) et d'autres sont plutôt atmosphériques (Vandring). Là où le bât blesse, c'est le manque de punch, cette grinta propre au black qui fait défaut à Kampfar. C'est joli et tout, mais où est cette folie qui allume la flamme ? J'ai la cruelle impression que Kampfar pose des limites à leur musique, et que l'intensité n'est plus de mise. C'est d'ailleurs bien dommage, car, comme je l'ai dis, l'ensemble de l'album est de bonne qualité.
Un album d'une cinquantaine de minutes, durée plutôt correcte, les titres n'étant pas lassants, mais laissant un arrière-goût de “ils peuvent mieux faire” !!!!! Pour ce qui est de la pochette, c'est assez moyen. La page de garde n'est pas vraiment originale, et donne une sensation de simplicité un peu amère. Finies donc les pochettes avec de beaux paysages nordiques. On retiendra quand même un livret assez bien fourni. Voilà donc un album de bonne qualité, qui comblera certaines attentes mais qui laissera sur leur faim les inconditionnels du vrai Black Pagan en soif de sensations. (Par Paganwinter - Noz Pagan).
KAMPFAR "Kvass" (2006)
Le retour de Kampfar après 7 ans d’attente et ce, depuis le légendaire Fra Underverdenen. Une longue période on peut dire. Cette période serait due à des soucis administratifs et de droits, enfin bref, je ne suis pas vraiment au courant de toute l’histoire, mais ce dont je suis sûr, c’est que le groupe a perdu des plumes en route.
Je m’explique, après 2 albums magnifiques, KAMPFAR nous revient avec un disque toujours dans le même esprit mais selon moi, bien moins bon que ses deux grands frères. Première chose à signaler, le groupe est maintenant formé de quatre membres (Jon Bakker, II13, et les 2 anciens, Dolk et Thomas). On pourrait alors se dire que la musique est encore plus poussée. Eh bien non. L’album sonne toujours bien Pagan, mais y il a moins de mélodies, moins d’éléments folk, plus de répétitions, et surtout moins d’intensité. Eh oui, on peut dire que KAMPFAR, avec ses mélodies comme dans Norse, eh bien c’est terminé !
Bon il ne faut pas tout prendre à la lettre, certains passages restent très sympas et bien entraînants, mais ces passages ont une fâcheuse tendance à se faire rares dans l’ensemble du disque. L’ambiance pagan est toujours bien présente, ce qui pour moi sauve un peu l’album. La voix de Dolk est très belle, puissante, celle-ci n’a pas beaucoup changé, mais prend un peu plus le dessus que dans les autres albums, peut être un peu trop. Côté grattes, le son est excellent, très propre. Mais au lieu de faire dans le mélodique, Kvass penche plutôt pour l’atmosphérique. Faut pas généraliser, on retrouve quand même de rares passages à la lead guitare. Bon tout ça pour dire que tout est bien orchestré mais que ça manque de piquant. Tous les titres durent plus de 6 minutes, donc il y a des passages assez ennuyeux, surtout sur la plage numéro 4 ldverden.
Pour le reste, deux morceaux sont excellents Til Siste Mann et Ravenheart et il nous reste 4 morceaux assez moyens. Si l’album ne contenait pas les deux titres cités ci-dessus, je crois que la note en serait encore moins bonne. Bref, un bon album pour les amateurs de pagan black, et un album moyen moyen pour les auditeurs métalleux touchant à tous les domaines. Si vous partez à la découverte de KAMPFAR, tournez-vous plutôt vers Mellom Skogledde Aaser et Fra Underverdenen, qui eux sont superbes et bien plus significatifs du talent de Dolk et ses compères. (Par Paganwinter - Noz Pagan).
KAMPAR "Fra Underverdenen" (1999)
Fra Underverdenen, édité en 1999 sur Hammerheart records, est une œuvre magnifique. Un album complet, riche en émotions, musicalement au poil. Je précise tout d’abord que je possède non pas cette édition, mais la réédition de 1996 sur Napalm Records qui, en plus de comporter les 6 titres proposés initialement, contient également les titres 7 et 8, respectivement Troll et Taering, deux titres issus du mcd Norse. J’entends par là qu’en acquérant cet album, je me suis procuré par la même occas le mini Norse. C’est donc tout bonus.
Il est difficile à dire quel est le meilleur album de KAMPFAR. La lutte est serrée entre Mellom.. et Fra… Il ne s’agit pas vraiment d’une concurrence, bien sûr, car j’adore les 2 cd's. Mais disons que niveau référence, je me pencherai plus sur ce Fra Underverdenen, donc le deuxième album du combo. Je considère cet album comme l’un des piliers de ma discographie, car il reflète vraiment le Pagan Metal comme je l’aime. Bien sûr, j’apprécie beaucoup le bon vieux Black au son bien crade, j’aime aussi certaines grosses productions, mais KAMPFAR lui est au milieu de tout ça, avec un son et une ambiance sincère, nous inculquant des valeurs respectables (nature, ancêtres, paganisme…). J’aime ce genre de mentalité qui permet donc d’apprécier la musique à sa juste valeur.
Musicalement c’est parfait, les guitares sont mélodiques, prenantes, les riffs sont froids mais tous ont un sens. Kampfar ne fait pas de la musique barbare pour paraître barbare, non, Kampfar fait cette musique parce que ses ancêtres sont des barbares (sic). Kampfar est un hymne au Grand Nord, à la Norvège, à leur culture. Y a-t-il plus sincère comme musique ? La voix de Dolk est fantastique, un peu en retrait pour nous donner une impression de grandeur, d’éloignement. Le clavier est là pour quelques intermèdes musicaux, contrairement à l’album précédent, ou celui-ci faisait partie intégrante des morceaux. L’album n’en reste pas moins mélodique à souhait.
Titres conseillés : les trois premiers (I Ondskapens Kunst ; Troll ; Dod Og Trolldom ; et bien sûr, l’incontournable hymne à la Norvège, Norse). Voilà donc un disque conseillé à tous. Une référence dans le milieu du Pagan Black Metal. Peut-être que certains néophytes, fans de Dimmu Borgir et autres célébrités, pourraient se demander pourquoi un gus comme moi présente cette album avec le terme "culte" qui leur paraîtrait fade à première vue ? Et bien je leur dirais que Fra Underverdenen est un album authentique, dans la plus pure tradition nordique, et que la franchise et l’amour de leur musique sont des valeurs qui, pour beaucoup de musiciens ne veulent bientôt plus rien dire face à l’argent. Achetez-le ! (par Paganwinter - Noz Pagan).
KAMPFAR "Mellom Skogkledde Aaser" (1997)
Attention les oreilles, chef d’œuvre ! Premier album de KAMPFAR, Mellom Skogkledde Aaser est une réussite totale. Après un mini plus que convaincant, ce premier opus positionne le groupe dans le hit parade, si on peut dire, du Pagan Black, et même du Black en général (Pour mon hit parade à moi en tout cas).
Certes Dolk ne réinvente rien de bien nouveau, mais il produit un album vraiment excellent. KAMPFAR a réussi à créer une musique nostalgique, triste, intense, folklorique et agressive, sans tourner au bourrin. La recette parfaite selon moi. Ajoutez à cela une pochette absolument magnifique avec pour objet un fjord norvégien…
La musique sonne vraiment Black norvégien, les grattes sont excellentes et jouent des riffs froids, glacés, mais qui ne versent pas dans le glauque. Le son est typiquement old-school mais permet quand même de bien entendre la musique proposée. Les claviers prennent une place importante dans cet opus, sans pour autant dire qu’ils sont archi présents sur cet album. En fait ils ne font leur apparition que pour quelques notes d’ambiances par-ci par-là, ce qui permet de faire quelques coupures plus folkloriques dans les morceaux et de bien nous remettre en appétit pour la suite du titre. Toutes les parties contenant du clavier sont magnifiques, mais ça doit représenter environ 10% de l’album, donc on ne peut pas dire que Kampfar est un groupe dit symphonique.
Les vocaux de Dolk sont vraiment excellents, dans la plus pure tradition norvégienne. Il donne tout ce qu’il a, quitte à être un peu brouillon, mais ça a son petit charme. A noter des apparitions de voix claires typées Viking qui renforcent encore plus le côté pagan.
Petite intro d’une poignée de secondes et on passe à Baldogg, titre passablement lent, puis Balgalderkvad, morceaux guerrier avec un beau passage viking. Suivent Kledd I Brynje Og et Hymne, morceau absolument fabuleux tiré du mcd Kampfar. Puis Bukkeferd, bien typé pagan, et comme outro, Naglfar/Ragnarok, pour bien conclure la galette avec des cris annonçant la fin du monde. Tout est très bien mené, inutile donc de chroniquer chaque titre. Album conseillé à tous !
Tradition et adoration d’un style musical qui lui est cher, KAMPFAR offre un album riche et à la fois d'une grande simplicité. Du black comme je l’aime, intense et nostalgique. Je regrette quand même que l’album soit un peu court. (par Paganwinter - Noz Pagan)
dimanche 14 novembre 2004
KAMPFAR "Kampfar" (1995)
Les nostalgiques se souviendront de cette époque comme les débuts du "Viking Metal". En reprenant cette appellation sur son album "Frost", Enslaved ne s'attendait sans doute pas à ouvrir une porte dans laquelle allaient s'engouffrer d'autres groupes et parmi ceux-ci leurs compatriotes de Kampfar.
A l'époque j'avais découvert ce groupe en lisant une chronique intéressante de cet EP dans un fanzine papier du nom d'Ablazine. Même si le prix n'était pas donné pour l'objet, la pochette de celui-ci agissait de manière hypnotique pour finalement me pousser à commander ce disque qui restera sans doute une découverte des plus inspirantes dans le domaine.
Bien qu'aujourd'hui (2004) ce disque prend un peu la poussière, il fut une époque où il usait inlassablement la lentille de mon lecteur CD. Ce mini album d'à peu près 20 minutes pour trois chansons s'axe autour d'un Black Metal mid-tempo typique de la scène norvégienne de l'époque en y incorporant des éléments Folk du plus bel aloi qui se combinent à merveille avec les ambiances épiques suggérées par des nappes de synthé judicieusement placées. La deuxième piste de cet EP s'intitulant "Hymne" est sans aucun doute le petit bijou qui permet à Kampfar de se faire tout simplement un nom dans la scène car dans cette compo... tout y est, en commençant par une production mettant bien en valeur tous les instruments mais aussi le chant qui reste pour moi le point fort du groupe. Dolk est vraiment un très bon chanteur, tant dans son chant clair à consonance viking (proche des excellentes vocalises de Grutle Kjellson d'Enslaved), mais aussi au niveau du scream Black Metal qui à la particularité d'être compréhensible tout en gardant cette part de sauvagerie inhérente au genre.
Cette première mise en bouche de Kampfar fut à l'époque une excellente entrée en matière qui a permis de placer le groupe parmi les fers de lance de cette vague "viking" mais qui aujourd'hui, et c'est mon avis, reste un objet "collector" n'apportant rien de plus à la discographie existante puisque la plage phare de cet EP se retrouve qui plus est remaniée sur l'album longue durée qui suivit un an après. (Thyl - Noz Pagan).
samedi 4 janvier 2003
MOCK "Vinterlandet" (1995)
Hormis aux vieux rats de discothèques black métalliques, MOCK ne dit probablement rien au plus grand nombre d'entre vous, et pourtant, avec ENSLAVED et MITHOTYN qu'on ne présente plus, il est un des premiers groupes de Black à utiliser la mythologie scandinave comme concept musical.
Après une première démo enregistrée en 1993, MOCK enregistrera son plus haut fait un an plus tard sous forme de EP avec aux commandes un certain Dolk.
Par conséquent, ce Vinterlandet constitue les prémices de ce que sera KAMPFAR puique MOCK sera dissout en 1994 pour finalement donner naissance à l'un des plus grands représentants de la scène Pagan Black. Cette petite mise en bouche historique faite, ce EP est pour moi un excellent moyen de replonger aux sources de renouveau Black Metal du début des années nonante qui nous a tous passionné, du moins pour les plus anciens d'entre nous. Le Black Metal ici proposé est primitif sans être crade pour autant, mais avec ce feeling nordique et cette ambiance froide et unique des groupes scandinaves de l'époque. Il comporte en outre toutes les petites imperfections qui ont finalement donné du charme et de la saveur au style. Seulement trois compos (dont une intro) jalonnent cet EP pour un total avoisinant les douze minutes… oui c'est très peu, mais finalement cette production ne pourra que ravir les fans de KAMPFAR (c'est mon avis) et découvrir finalement une réalisation culte du début nonante, ce qui pourrait, je le consens bien, rebuter la nouvelle génération qui ne comprendra certainement pas pourquoi on était dingue de ce genre de trucs même si je reste persuadé que ces compos n'ont rien perdu de leur charme.
Il est à noter qu'une compilation reprenant ces compos avec celles se trouvant sur le split avec TUMULUS a vu le jour en 1997 sur Agonia Records, mais je ne saurais malheureusement vous en dire plus. Bref, des débuts cultes à écouter soit avec nostalgie, ou soit avec curiosité mais certainement d'une oreille attentive (Par Thyl).
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