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jeudi 31 mars 2016

AMON AMARTH "Jomsviking" (2016)

Lorsqu'on tient dans la main une nouvelle galette d'Amon Amarth on a ces deux pensées très claires qui nous viennent à l'esprit  ... :  1/ "je vais passer un bon moment" ; 2/ "Amon Amarth va faire du Amon Amarth". 

Et le verdict cette fois-ci est encore en plein dans le mille mais il y a quand même une différence selon moi, c'est qu'il y a énormément de variétés et moins de redondance. Cet nouveau jet ne ressemble pas aux derniers albums (qui avaient un peu déçu certains selon les retours que j'en avais eu), en ce sens que leur Death Metal est nettement imprégné de relents Heavy (Wanderer, Raise Your Horns, One Thousand Burning Arrows... ) et même des poussées épiques avec l'utilisation de samples on ne peut plus typés fantasy (The Way of Vikings) tout en poussant même le vice d'inviter Doro à pousser la chansonnette ( "A Dream That Cannot Be"). Et quoi qu'on puisse en dire, moi je trouve que ça le fait !!!!

Alors pour ceux qui seraient intéressés par le contenu des textes, il est à signaler qu'il s'agit d'un concept album autour d'une histoire d'amour à la Roméo et Juliette mais version viking... Un drakkar nommé désir ? Non pas tout à fait, mais néanmoins tout aussi tragique.

A signaler également que cet album est le premier en près de 17 ans à se passer des services de Fredrik Andersson à la batterie, qui est apparemment parti définitivement pour des raisons privées... et on en saura pas plus mais on le retrouve toujours dans son autre groupe THIS ENDING qui sort également un nouvel album cette année. Et c'est Tobias Gustafsson de Vomitory qui le remplace et ça tient forcément bien la route. 

Pour conclure, bon je dois être honnête, Jomsviking ne parviendra pas a égaler mes deux albums préférés du groupe, mais honnêtement, il devrait se bonifier après plusieurs écoutes. Une agréable sortie qui inaugure une nouvelle invasion scénique dans nos contrées. (Thyl - Noz Pagan)


lundi 6 juin 2011

AMON AMARTH "surtur Rising" (2011)

Et oui, quand on en est à son huitième album il doit parfois être difficile de se renouveler. Amon Amarth a une fois de plus trouvé l’inspiration dans les personnages qui peuplent la mythologie scandinave, source inépuisable et intarissable de sujets de morceaux. Les thèmes évoqués par le groupe n’ont donc pas changé d’un album à l’autre, et il en va de même pour la musique. 

Tel un AC/DC ou un Iron Maiden du death metal mélodique, Amon Amarth semble capable de sortir album sur album sans évoluer d’un iota musicalement, tout en réalisant l’exploit de ne pas lasser ! À ce rythme-là on se dit à chaque fois que ça ne pourra pas durer éternellement, qu’on va bien finir par en avoir marre ! Et bien non, ce ne sera pas encore pour cette fois, même si la qualité de ce nouvel album ne saute pas aux oreilles de manière aussi immédiate que pour ses prédécesseurs directs. 

Ce "War of the Gods" qui ouvre les hostilités, par exemple, fait le boulot de manière totalement réjouissante pour le fan du groupe qui retrouve immédiatement ses petits, certes, mais sans atteindre toutefois le niveau de l’opener de l’album précédent (ce refrain aurait pu être plus efficace !). Les premières écoutes de l’album laissent ainsi une impression quelque peu mitigée, loin de l’immédiateté d’un With Oden On Our Side par exemple. Surtur Rising est en effet moins mélodique, moins direct et accrocheur. Le groupe a souhaité retrouver une approche plus old school de sa musique, ce qui se retrouve dans le son de l’album concocté par le désormais omniprésent Jens Borgen (Opeth, Paradise Lost, Katatonia…). Certains titres sortent toutefois rapidement du lot, comme les excellents Destroyer of the Universe et Live Without Regrets, très rapides, violents et efficaces à la fois avec leurs refrains particulièrement accrocheurs. De pures bombes du niveau de celles qui ont fait la gloire des Suédois. 

De nombreux autres morceaux, en revanche, ne se révèlent totalement qu’au bout de quelques écoutes. C’est le cas de la plupart des mid tempos, comme Töck's Taunt - Loke's Treachery Part II (suite de "Hermod’s Ride to Hel – Lokes Treachery Part 1", de l’album With Oden On Our Side) et son ambiance triste qui se révèle peu à peu, ou du carrément lent The Last Stand of Frej, presque doom dans son approche pesante et épique à la fois. Slaves of Fear s’impose lui comme un hymne au fil des écoutes, constat que l’on peut faire également pour le tubesque For Victory or Death et sa mélodie de guitare épique et nostalgique typique du groupe. Passage obligé avec le très rapide et violent A Beast Am I, avant que l’album ne se referme sur un étrange Doom Over Dead Man (dont l’intro en arpèges se trouve bizarrement à la fin de la piste précédente). Ce mid tempo voit pour la première fois de la carrière du groupe l’apparition d’orchestrations assez peu convaincantes. La musique des Suédois est déjà assez épique par elle-même, nul besoin d’artifices ou de gimmick pour la renforcer ! 

Amon Amarth a donc une fois de plus réussi son pari en parvenant à livrer un nouvel album de qualité tout en n’évoluant qu’à dose homéopathique. Cette fois-ci la tendance est à un subtil retour aux sources vers une authenticité et un feeling old school au dépend d’une immédiateté mélodique qui a sans doute trouvé son apogée sur les deux albums précédents. Combien de temps encore les Suédois pourront-ils continuer sur ce rythme ? (Par Pietro, sources : Les Eternels)

dimanche 12 octobre 2008

AMON AMARTH "Twilight of The Thunder God" (2008)


Autant tuer le suspense tout de suite : ce nouvel opus est un bon cru, une fois de plus. Les premières impressions confirment ce à quoi on pouvait s’attendre : rien de bien nouveau sous le soleil suédois. Tous les éléments, tous les gimmicks, qui font l’identité d’Amon Amarth et qui se doivent donc de figurer sur chacun de leurs albums sont bien au rendez-vous. 

Outre le style musical qui n’a pas changé et sur lequel nous reviendrons, la pochette représente bien un guerrier viking en action (et renoue même avec la tradition du groupe après celle de With Oden On Our Side qui était étonnamment sobre), le son est gros et puissant et les thèmes abordés dans les paroles sont toujours les mêmes. Il est d’ailleurs ahurissant de voir comment Johan Hegg arrive encore une fois à écrire une dizaine de textes de chansons parlant uniquement des vikings, que ce soit en évoquant des figures emblématiques de leur mythologie ou en inventant ses propres histoires de fiers guerriers mourant au combat… 

Si le style du groupe n’a jamais changé tout au long de sa carrière, il était cependant possible de définir chaque album par quelques caractéristiques. Ainsi, le précédent With Oden On Our Side était « l’album rentre dedans et efficace », Fate Of Norns était plutôt épique et mélancolique, Versus The World était majestueux et violent… Et bien le petit nouveau ne peut pas vraiment être qualifié de la sorte. Il reprend en effet un peu de tous ses prédécesseurs afin de proposer un véritable échantillonnage de tout ce que sait faire le groupe. En cela on peut le qualifier «d’album de la diversité», ce qui ne veut pas dire originalité nous sommes bien d’accord. 

Le titre éponyme qui ouvre l’album est ainsi une petite tuerie, l’opener absolument parfait. Riff mélodique évident et immédiatement mémorisable, rythme très rapide accompagné par une double grosse caisse omniprésente, chant death profond et puissant, modèle de refrain inoubliable, break plus lent parfait pour le headbanging, accélération sur le solo (joué par Roope Latvala de Children Of Bodom, guest de luxe dont le shred change des solos très mélodiques du groupe)… N’en jetez plus, l’album pourrait s’arrêter là, Amon Amarth a déjà gagné. La suite est constituée d’autres exemples du savoir faire du combo de Stockholm. "Free Will Sacrifice" est un sublime mid tempo, lourd et majestueux, au refrain épique et mélancolique à vous faire dresser les poils. "Guardians of Asgaard" représente quant à lui la famille des « tubes » d’Amon Amarth. Son riff si simple et pourtant si accrocheur ne peut que faire mouche, tout comme son refrain qui en fait un véritable hymne. LG Petrov d’Entombed est présent sur ce morceau, ce qui en fait le premier duo de l’histoire du groupe (mais accrochez vous pour différencier les voix !), un clin d’œil étant d’ailleurs donné à Entombed dans les paroles (« marching down the Left Hand Path »). Le morceau ultra rapide que l’on est en droit d’attendre se nomme "Where Is Your God?", méchant et vicieux et sur lequel le débit du chant est impressionnant. Un très léger ventre mou arrive ensuite, une succession de morceaux mid tempos mélodiques ou légèrement plus rapides et violents, bons mais pas transcendants, comme les vikings doivent pouvoir en écrire en dormant. Tout juste la présence d’un cor de chasse discret est-elle à noter sur "Tattered Banners and Bloody Flags". Mais la fin de l’album repart de plus belle. "The Hero" se pose là avec son intro mélodique, son riff excellent, sa construction qui fait penser à "Where Silent Gods Stand Guard" (sur Vs the World) et un Johan Hegg terrifiant qui scande « I know who I am, I am an evil man ! ». On y croit et on n’ira pas le contredire ! "Live for the Kill" est le morceau le plus surprenant de l’album. Débutant par un riff très old school (les premières notes du riff de "Sabbath Bloody Sabbath"!) il sonne vraiment très heavy à l’ancienne, certains passages mélodiques évoquent même Iron Maiden ! Le break pendant lequel les violoncelles d’Apocalyptica, derniers guests du disque, reprennent la mélodie principale est bien amené et apporte un peu de nouveauté à ce morceau très frais. Tout cela se termine en apothéose sur le magnifique "Embrace of the Endless Ocean", long morceau épique comme le groupe n’en faisait plus depuis longtemps (on pense à "Victorious March" du 1er album), seul élément qui manquait sur With Oden On Our Side. Ce récit très mélancolique de l’histoire d’un viking qui ne rentrera jamais chez lui est vraiment réussi et conclut l’album en beauté.

Si ce nouvel opus peut donner dans un premier temps une légère impression de déjà vu, quelques écoutes suffisent pour réaliser qu’il s’agit encore une fois d’un très bon album de la part des suédois. Certes le groupe n’évolue pas vraiment mais il apporte quelques légères nouveautés comme la présence de guests et un côté heavy traditionnel plus accentué. La qualité est une de fois de plus présente sur ce Twilight Of The Thunder God, légèrement moins immédiat que son prédécesseur mais tout aussi excellent. Cela a quelque chose de rassurant. (Par Pietro, sources : Les Eternels)

PS : votre serviteur ne peut que vous conseiller l’édition limitée de l’album qui outre un magnifique packaging sous forme de livre propose en bonus un DVD et un CD live du concert du groupe au festival Summer Breeze 2007, à la réalisation époustouflante largement supérieure à bon nombre de DVDs vendu en tant que tels, et ce n’est qu’un simple bonus ! Encore une fois Amon Amarth ne se moque pas de ses fans. La classe. 

2 vidéos ont été tournées pour cet album. 
"Twilight of The Thunder God" & "Gardians of Asgaard" :



dimanche 12 novembre 2006

AMON AMARTH "With Oden on our side" (2006)

Par Thor, les Vikings Death metalleux mélodique d’Amon Amarth en sont déjà à leur sixième album avec ce tout nouveau With Oden On Our Side ! Si le précédant effort en 2004 ("Fate of Norns") paru un peu fade aux yeux de certains fans exigeants, le combo veut remettre tout le monde d‘accord, qu’il n’y ai en quelque sorte aucune chance que certains rabat-joie boudent dans leur coin une minute de plus.

L’artwork est des plus simple : sur fond noir, un dessin montrant une silhouette d’un individu chevauchant un cheval aux multiples pattes (est-ce Odin, dieu de la sagesse, de la ruse et de la victoire, qui, dans la Mythologie Nordique, monte un cheval à huit pattes ? Je n’en sais rien, mais pourquoi pas). Toujours est-il qu’Odin tient une place prépondérante dans les lyrics de cet opus, puisque chaque chanson est en relation avec celui-ci, preuve que l’univers guerrier et viking d’Amon Amarth ne se situe pas seulement à travers les mélodies sur les chansons, mais aussi dans les paroles.

Amon Amarth n’intègre rien de nouveau à sa musique spécialement, mais je dirais que le groupe est reparti dans un tripe proche de son album Versus the World. La production retrouve son côté crade comme on l’aime, propre à Amon Amarth, et sous un gros mid-tempo aux riffs de guitares bien lourd, s’insère des mélodies envoûtantes (comme le groupe sait nous en pondre à chaque fois), comme sur la chanson éponyme « With Oden On Our Side » du CD, raisonnant même de façon épique sur certains titres ( « Valhall Awaits Me » , « Runes To My Memory », et « Gods Of War Arise », les mélodies de cette dernières m‘ayant laissé bouche bée. En live, « Gods Of War Arise » illuminera de bonheur les yeux des spectateurs à coup sûr, donnera toute ces lettes de noblesse à nos vénérables vikings death metalleux !)

Le chant de Johan Hegg n’a pas bougé d’un iota, et sonne toujours aussi bien, celui-ci se situant entre un grognement death (ressemblant un peu à celui de Mikael Stanne de Dark Tranquillity) et des intonations par moment plus gutturales.

Autrement, au niveau des compositions, on retiendra particulièrement « Hermod's Ride To Hel - Lokes Treachery Part 1 » et son rythme catchy (j’aime beaucoup la batterie semi-martial de ce titre sur l‘intro), mais surtout la sublissime «Asator », un morceau à part, qui s’écarte énormément du mid-tempo traditionnel du groupe. On est même en présence d’un des titres les plus lourds de la discographie du combo. Johan Hegg pose sa cervoise, et nous certifie d’un chant grogné un poil plus virulent j’ai l’impression, voir guttural. Du gros death metal rentre-dedans comme on l’aime, & le meilleur titre de cette galette pour ma part. Les deux dernières pistes («Under The Northern Star » et « Prediction Of Warfare ») sont l’occasion de clôturer en douceur ce With Oden On Our Side par de lents mid-tempo. J’ai beau me dire que ces titres servent de poumons d’aérations à la galette grâce à leur lenteur, il n’empêche qu’ils manquent à mes yeux d’efficacités un peu. Hormis ceux-ci, rien à redire, j‘acquiesce haut la main.

Intense, Puissant, Guerrier, Poignant, Épique, Envoûtant, autant de termes élogieux pour qualifier With Oden On Our Side. Nos suédois ont surtout réussi le pari de nous concocter un opus quasiment au niveau de leur cultissime Versus the World, sorti en 2002. Amateurs d’Amon Amarth, vous ne pouvez passer à côté de ce disque. Les autres ? Jettez-vous dessus ! OUI, à mes yeux, c'est bien le plus grand groupe de Viking Metal ! (... vous n'êtes pas d'accord ? Très bien, battons-nous en duel, je prend le marteau de Thor comme arme :-D) (Par Alexis)

samedi 1 juin 2002

AMON AMARTH "Versus The World" (2002)

Quatrième album des Suédois qui ici ont décidé de changer de studio, idée judicieuse : le son est vraiment excellent - en tout cas sans comparaison je trouve avec les albums précédents. 

On commence directement avec la piste préférée du Groniqueur : Death In Fire, un véritable monument du Metal à la sauce Viking : violent et accrocheur. Mais sans cette lourdeur et cette extrême rapidité que je reproche aux groupes de Black/Death habituels. Ici le travail des riffs et des rythmiques cèdent un peu de place aux mélodies sympathiques et à des passages plus aériens, plus posés. D'ailleurs si vous allez faire un tour sur d'autres sites, la bande de Stockholme est classée "Death Mélodique"... (fallait le faire). Par exemple la batterie passe sans cesse de la double pédale à un petit rythme simple : je trouve ce passage de l'un à l'autre dix fois plus impresionnant que lorsque le batteur ne fait que de la double pendant toute la musique. 

Pour revenir à Death In Fire le jeu de batterie est vraiment très impresionnant sur cette piste. Autre changement dans cet album : la voix implaccable du chanteur. Je ne sais pas si c'est dû au studio ou à un réel travail, mais elle est beaucoup plus grave ce qui apporte une ambiance plus malsaine et profonde. Yeah ! 

Côté lyrics : comme à chaque album d'Amon Amarth, telle une marque de fabrique : mythologie scandinave... Rolling Eyes sur la pochette, dans les paroles, dans la musique partout vous retrouverez l'esprit nordique. Certaines pistes sonneraient même très Heavy Metal si on mettait un chant "normal", comme Where Silent Gods Stand Guard. D'autres transportent les bons gros riffs comme Thousand Years Of Oppression. Bref un album assez divers qui peut rassembler beaucoup d'horizons différents, parce qu'il délaisse un peu la brutalité des précédents albums. 

En effet, celui-ci renoue plutôt avec l'atmosphère épique du premier album à coup de mélodies guerrières et de rythmiques entraînantes. On voit qu'Amon Amarth évolue maintenant en territoire conquis avec les armes de l'expérience et du savoir-faire. (Par Doc, source : Zonemetal.com)