Affichage des articles dont le libellé est ARKONA. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ARKONA. Afficher tous les articles

vendredi 25 avril 2014

ARKONA "Yav" (2014)

Au fur et à mesure des réalisations, la réputation du combo russe Arkona croît. L'icône Masha Scream, capitaine de la barque depuis maintenant plus de dix longues années, n'est pas étrangère à ce phénomène. Mais l'atout majeur d'Arkona, c'est son étonnante capacité à remettre en question sa musique et ainsi à aller de l'avant, démontrant une véritable volonté d'évolution. Ainsi, peu importe les réactions, qu'elles soient positives ou mitigées, notre quintette ne fait jamais de sur place et tente, expérimente, dans une optique de progression constante. Tant et si bien qu'il est possible d'être un peu dérouté par la démarche artistique d'un groupe officiant dans le registre du pagan / folk, changeant de la répétitivité d'un Korpiklaani. Toujours est-il que nous sommes ici pour parler de Yav, nouvelle cuvée russe, qui présente plusieurs facettes interpellant au premier coup d’œil. L'un des signes de changement majeur pour les slaves : une tracklist diminuée, n'incluant que neuf pistes. Voilà qui est intrigant, et qui amène à une excitation grandissante quant à l'écoute de cette nouvelle pièce de leur discographie.

Une fois de plus, les cinq musiciens cherchent à faire évoluer leur son et s'adonnent à de nouvelles recherches sonores. Si les sonorités plus symphoniques étaient de la partie sur Slovo, celles-ci sont à présent absentes, au profit d'une musique lancée dans la complexité. Les différents morceaux sont bien plus longs qu'à l'accoutumée, ce qui sera certainement l'une des appréhensions de nombreux amateurs d'Arkona. Il est vrai que ce disque, plus encore que tous les autres, demande un effort d'assimilation conséquent. Les structures sont souvent déconstruites, les titres ne jouent pas réellement sur une quelconque accroche mais instaurent plutôt une ambiance propre à chaque pièce, ce qui rend Yav d'autant plus difficile à apprécier aux premières écoutes. Un titre comme « На страже новых лет » est révélateur de cette tendance : long et fastidieux lors des premières rencontres avec notre oreille, celui-ci se bonifie avec le temps et la persévérance pour finalement se dévoiler comme un morceau tout à fait convaincant. Point de moment marquant en premier lieu, seulement une richesse musicale et une densité qu'il est nécessaire d'apprivoiser.

Vous vous demandez sûrement si l'aspect folk si cher à Arkona est toujours de la partie ? Bien entendu, celui-ci ne disparaît jamais vraiment. Mais il n'est pas toujours central. Souvent, son rôle est d'accompagner les morceaux pour contribuer à leur créer une ambiance prenante, ce que fait à merveille le violon d'Olli Vänskä (Turisas) sur l'envoûtante « Зов пустых деревень », aux atmosphères sombres qui dessinent à la formation russe un visage assez inattendu. Force est de constater que dans un tel exercice, le quintette s'en tire à merveille, offrant ici un moment fort de cette œuvre. Le chant de Masha est également un acteur majeur du façonnement de ces climats à travers lesquels l'auditeur vogue. Usant nettement plus de son chant clair qui ne cesse de gagner en qualité, la belle délaisse globalement une part de son agressivité pour accompagner au mieux les instruments qui construisent ces charpentes solides, mais biscornues. Ainsi, la voix de la chanteuse est en parfaite symbiose avec la musique, ne se plaçant que très peu comme un élément central, pour servir la musique grâce à ses cordes vocales, et non l'inverse. Un choix osé quand on connaît la stature iconique pour beaucoup de cette frontwoman, mais qui se révèle gagnant dans Yav.
Arkona aime également partager le plaisir. De ce fait, « Ведьма » voit l'intervention au chant masculin de Thomas Väänänen, ancien vocaliste de Thyrfing, pour un résultat qui comble les attentes. Les riffs sont lourds et incisifs, les parties vocales se complètent bien, et le point d'orgue qu'est le refrain démontre l'osmose entre les deux chants. Ce titre est également le terrain de jeu pour retrouver toute la véhémence que l'on aime entendre chez les slaves, qui n'hésitent pas à rentrer dans le tas et à se faire plus incisifs. Ces doses de puissance se retrouvent dans la piste suivante, « Чадо индиго », s'approchant des anciens travaux du combo russe. L'ensemble est cependant tempéré par les touches de piano de la musicienne Vkgoeswild, dont l'instrument à cordes frappées s'insère à merveille. Évidemment, Arkona ne perd pas son goût pour les titres dépassant les dix minutes, et une galette comme Goi, Rode, Goi! nous le démontrait. Le cahier des charges est, une fois de plus, parfaitement respecté avec « Явь », qui remplit son contrat à la lettre. Bien que la piste exige de nombreuses écoutes pour être assimilée, le morceau n’ennuie jamais et ne se laisse pas aller à un simple remplissage. Chaque minute est habilement utilisée pour bâtir un édifice solide, un véritable temple à la gloire de la polyvalence d'une Masha plus en forme que jamais. Réduire cette réussite à sa seule voix serait insultant pour les quatre autres musiciens, qui délivrent des riffs incisifs et puissants, offrant une énorme consistance à ce morceau qui reste la pièce maîtresse de l'opus.

Voilà un disque qui mettra votre patience à rude épreuve. Très varié, cultivant une richesse musicale imposante, se jouant des conventions habituelles du genre pour laisser place à des structures alambiquées et complexes, Arkona réalise avec Yav une pièce maîtresse de leur carrière. Peu de défauts il est vrai (un manque d'accroche difficile à comprendre au départ, « Сербиа » légèrement en-dessous du lot), mais une crainte subsiste : les russes se prendront-ils dans leur propre piège ? En proposant un disque si peu accessible, il est facile de penser que leur musique est hermétique, et sur le déclin. Là où le constat est pourtant tout autre. Espérons pour les slaves qu'ils parviendront à conquérir de nouveaux fans avec cette mouture digne d'intérêt, surtout dans un genre qui a bien besoin d'un bon coup de fouet. Et rien que pour cela, on ne peut que les féliciter devant une telle réussite. (Sanguine Sky / La Grosse Radio)

samedi 31 octobre 2009

ARKONA "Goi, Rode, Goi !" (2009)

Encore une grosse année pour Arkona, qui après le DVD live Noch Velesova, sort son cinquième opus. Et c'est cette fois le premier album édité directement par Napalm, alors que Sound Age s'occupera de la licence pour les pays russes (le monde à l'envers, j'vous jure). La bande à Masha a encore mis les petits pieds dans les plats pour proposer un CD bourré ras-la-gueule de son folk metal tonique. Vous en aurez pour quatorze titres et 80 minutes de musique, difficile de faire mieux (même si quelques instants de bruitages permettent de remplir le CD intégralement). Mais évidemment, bien vautré dans votre siège de bureau avec une bière posée sur votre bide, vous exigez surtout de la qualité. Et on va y venir.

Au lieu de la ribambelle d'instrumentistes traditionnels invités pour l'occasion, le groupe a cette fois investi dans un ensemble à cordes qui remplace les parties de synthé habituelles. Le synthé avait bien été enregistré dans un premier temps, mais Arkona n'a pas hésité deux secondes à le remplacer après avoir écouté l'ensemble professionnel. Comme à l'accoutumée, un chœur féminin vient également appuyer la performance haute en couleurs de Masha. Et comme d'habitude, des invités se lèvent et se bousculent, avec cette fois une impressionnante armada de chanteurs.

Les vocalistes d'Heidevolk, de Menhir, de Skyforger, d'Obtest, de Månegarm apportent leur contribution et leurs textes à la pièce-maîtresse de l'album, "Na Moey Zemle" ("Dans mon pays"). Ce morceau épique de plus d'un quart d'heure raconte la quête du bonheur d'un voyageur au travers des pays d'Europe avant de constater que ce qu'il recherche ardemment est évidemment d'être auprès de son peuple dans son pays natal. Véritable pivot de l'album, le titre propose une multitude de thèmes et un voyage monumental à travers l'univers coloré d'Arkona. Fort et mélancolique, "Na Moey Zemle" mérite à lui seul l'écoute de l'album. Mais les autres plages ne sont pas en reste.

Si l'album connaît un démarrage un peu difficile (je ne suis pas convaincu par l'ouverture avec "Goi, Rode, Goi!"), Masha pose rapidement ses cartes sur la table et fait vibrer la tristesse de l'âme slave. En unique compositrice, elle livre des riffs énergiques (p'tain, le démarrage death de "Kolo Navi" déménage) autant qu'elle pose des atmosphères d'après-combat excellentes. Là où le plus dispersé Ot Serdtsa K Nebu m'avait quelque peu laissé sur ma faim, Goi, Rode, Goi! se concentre plus sur ces instants de grâce et de beauté mélodique. L'album alterne le fouet et la plume, le dynamique et le doux, pour nous téléporter avec talent dans les steppes battues par les vents. Comment résister à l'appel envoûtant d'"Arkona" et ne pas se saisir de ses armes pour aller secourir la citadelle? Masha parvient même à transformer le thème oumpa-oumpa d'un "Pamiat" en une composition de bravoure noble et épique. Et chaque morceau s'avère une fenêtre ouverte sur des temps immémoriaux dans une lointaine contrée.

Avec une nouvelle fois Lazar aux manettes, la production est encore une fois un modèle du genre, avec une lecture parfaite de toutes les couches d'instruments. La batterie sonne un peu trop synthétique à mon goût, mais ça passe encore. Masha est encore une fois en très grande forme. D'après elle, son enregistrement des voix, alors qu'elle était enceinte de huit mois, lui a donné une voix plus chaude et douce. Je vous laisse vous faire votre opinion sur le sujet. Elle m'a collé le frisson sur "V Tsepiakh Drevnet Tainy" et le très beau "Nebo Hmurde...", et m'a paru aussi énervée qu'à l'habitude dans ses grognements. Elle a aussi tenté des effets plus variés comme le refrain plus sirupeux de "Yarilo" (le septième titre) ou l'entrée en matière puissante du superbe "Liki Bessmertnykh Bogov". Du grand art, encore une fois.

Si Goi, Rode, Goi! va probablement être disséqué par les fans, je le prends comme une nouvelle invitation très réussie à fouler la neige russe en moonboots à poils (au pluriel. Je suis trop frileux pour le singulier). Arkona frappe une nouvelle fois un grand coup et nous met dans les étals un opus qui synthétise toute sa maîtrise du sujet. L'album démarre, on hoche la tête et on tape du pied de contentement. Que demande le peuple? Et si l'album ne peut atteindre les sommets de Vo Slavu Velikim à cause de quelques moments un peu moins forts, il s'inscrit d'emblée comme un poids lourd du folk metal cette année. J'ai adoré et vivement janvier à Paris. Slava! Et pis c'est tout! (Prince de Lu / VS Webzine)


dimanche 20 janvier 2008

ARKONA "Ot Serdtsa K Nebu (От Сердца к Небу)" (2007)

Enchanté par l'album précédent, j'attendais patiemment son digne successeur en me doutant bien qu'il serait difficile de répondre à mes attentes tant elles étaient grandes. 

Premièrement, je n'ai pas vraiment dû attendre longtemps afin de recevoir ce nouveau disque car même si "Sound Age Production" est un label pour la distribution russe uniquement, j'ai facilement pu le trouver sur internet via la mailingorder d'un label européen bien connu. Et à l'heure où je vous écris, il est plus que probable qu'Arkona pourrait se voir offrir un contrat chez les Autrichiens de Napalm Records. Belle marge de progression et surtout incroyable reconnaissance, certes méritée, pour un groupe qui chante uniquement en russe. 

L'impatience me gagnant, j'ai donc écouté religieusement ce nouvel album plusieurs fois en passant par toute une palette d'émotions différentes tant ce disque est plus complexe que le précédent, mais néanmoins bien plus varié ! On retrouve avec joie une ou deux chansons "dansantes" dans le style de l’album précédent mais la nouveauté se situe au niveau des ambiances bien plus sombres et atmosphériques qui cadrent parfaitement avec l'illustration choisie pour la couverture de ce nouveau disque. On y retrouve même des "ballades" (?) teintées de traditionalisme russe et d'une beauté incroyable (Oy, Pechal-Toska ; Slavsya Rus!). Si les Atmosphères ont été revues et reformulées pour conférer un aspect plutôt mystique, la voix de Mascha s'est encore améliorée tant sa facilité de passer à différents registres vocaux "à la seconde" est assez bluffant. Et puisqu’on est dans le registre vocal, sachez que les choeurs fémins sont interprétés par Alexandra Grahovskaya et Maria Sazonova, solistes d'un chœur biélorusse apparemment très connu au pays des Tsars...

Les fans de musique traditionnelle noteront que c'est toujours Vladimir Cherepovsky qui s'occupent des instruments à vent majoritairement présents chez Arkona avec notamment la flûte de pan, la vielle à roue, la sopilka, l'ocarina, etc. 

Arkona a donc eu le mérite de ne pas sortir un Vo Slavu Velikim numéro 2 tout en proposant un album qui ne s'écoute pas de prime abord en easy-listening mais qui, au contraire, de par son énorme variété et ses 12 titres pour une durée d'une heure, se bonifie au fil des écoutes tel un bon vin à l'image de la dernière plage (Katitsya Kolo) qui à elle seule est une synthèse de ce nouveau coup d'éclat. (Par Thyl - Noz Pagan)

samedi 3 mars 2007

ARKONA "Vo Slavu Velikim ! (Во славу вели)" (2005)


Que ceux qui avaient été un peu déçus par l'album précédent se rassurent. En effet, "Vo Slavu Velikim" est aujourd'hui probablement l'album de référence pour le groupe qui réussit à sublimer son style pour l'amener à un autre niveau, celui de la maîtrise.

Le groupe abandonne aussi une certaine brutalité en amenant plus de finesse dans son jeu, sans pour autant abandonner les parties Metal et rentre dedans, cela va de soi. Les parties de synthé sont habilement intégrées et on évite par conséquent les lourdeurs de l'album précédent qui ne laissaient pas assez les compos respirer. Le pari est donc réussi puisque le groupe arrive ici à nous pondre des compositions en intégrant judicieusement les éléments propres à son style si particulier en un ensemble cohérent et vraiment agréable à l'écoute !

Mais la grande nouveauté de cet album, outre le fait d'avoir enfin une pochette sublime, c'est bien la volonté du groupe d'intégrer de plus en plus d'éléments folks à ses compos, de sorte que nos amis russes ont fait appel à plusieurs intervenants de la scène folk de leurs pays, notamment Igor "Hurry" (Accordéon) et Ilya "Wolfenhirt" du groupe SVARGA, Andrey karasev (violon) et Vladimir cherepovskiy (ocarina et autres instruments typiques de la culture slave), un peu à la manière d'ELUVEITIE dans nos contrées. Bien sûr, le côté folk et festif de plus en plus marqué du groupe éloignera sans aucun doute certains afficionados d'une scène païenne qu'ils considèrent avant tout comme la représentation fidèle d'une époque froide et obscure. Evidemment ils ont raison, mais la voix chaude et typiquement slave de Mascha, parfois grave et violente nous montre à quel point le peuple russe est aussi bouillonnant et chaleureux, autres facettes, autres moeurs, ou plutôt parfaite combinaison entre ardeur et sang froid. ARKONA avait-il la volonté de devenir le CRUACHAN version slave ? Et bien maintenant c'est fait. (Thyl - Noz Pagan)


vendredi 2 mars 2007

ARKONA "Lepta" (2004)

On prend les mêmes et on recommence ! Moins d'un an après la sortie de "Vozrozhdenie", nos amis Russes remettent le couvert avec un nouvel album dont le contenu qualitatif varie fortement... 

D'un point de vue strictement musical, ARKONA se défend toujours aussi bien et reste évidemment une valeur sûre de ce style musical en vogue chez nos amis des pays de l'Est. D'ailleurs, l'album contient son lot de "hits", je pense notamment à des compos telles que "Lepta o Gneve" qui est un habile mélange de toutes les facettes musicales du groupe, ou bien encore "Vyidu ya na Volushky" qui nous plonge au cœur d'une brasserie d'un autre siècle avec son côté folk, festif et surtout entraînant. Dur dur de rester en place à l'écoute de cette dernière ! 

Cependant, deux ou trois compos peuvent sauver un album mais pas au point de le rendre indispensable car certaines chansons, même si elles restent correctes, ne transcendent pas vraiment l'auditeur et donnent parfois l'impression que le groupe se répète un petit peu de trop rendant le tout un peu trop redondant. L'utilisation des synthés n'est pas non plus des plus justes, alors que sur l'album précédent ils étaient parfaitement intégrés à l'ensemble sans étouffer les chansons par exemple. 

Néanmois, tout n'est pas à jeter et surtout pas le chant de la charismatique Mascha qui ici évolue par rapport au premier album, surtout au niveau des graves mais également dans le chant lyrique, en atteste "Ой, то не вечер", vieille chanson traditionnelle russe (visible ci-dessous) qui clôt magnifiquement l’album. Alors même si personnellement je trouve que cette nouvelle sortie n'arrive certes pas au même niveau que le précédent album, une chose est certaine, les fans y trouveront quand même leur compte, c'est moi qui vous le dis ! (Thyl - Noz Pagan)

mardi 1 mars 2005

ARKONA "Vozrozhdenie (Возрождение)" (2004)

Fort d’une première démo sortie en 2003 sous le nom de « Rus », le jeune groupe russe n’a pas hésité une seconde à suivre le chemin tracé par leurs grands frères de PAGAN REIGN. 

Par conséquent vous l’aurez sans doute compris, le groupe évolue dans un Pagan Metal à connotation slave plutôt en vogue pour le moment et n'a donc rien à voir avec le groupe polonais de Black Metal portant le même nom. Mais ceci-dit, à l’inverse des autres formations évoluant dans le même style, le chant est ici confié à une femme, en l’occurrence la ravissante Masha dont les vocalises oscillent entre « screams » et chants clairs. Personnellement ce côté féminin est vraiment plaisant et on est à mille lieux des lignes de chants typés goth. 

Musicalement on est agréablement surpris par la diversité et la personnalité propre à chaque chanson, de sorte qu’on n’a pas cette désagréable impression d'écouter la même chanson sur tout l’album comme c’est parfois le cas avec ce genre de groupe, même si l’album se tire un peu en longueur il est vrai. Les paroles traitent toutes du paganisme et plus particulièrement du passé soviétique ou plutôt « barbare » de ces régions froides en évitant toutes connotations douteuses avec une certaine idéologie politique souvent associée à tort au paganisme. Pour les curieux, sachez que d'un point de vue historique, ARKONA est considéré comme la dernière ville païenne en occident (Allemagne) détruite au Moyen-Age. 

Un premier album qui met la barre très haut et qui nous montre que le groupe possède plusieurs cordes à son arc, en alliant musique folklorique avec Speed, Thrash et Black Metal. Ah oui, je vous avais dit que la chanteuse était sexy ? ... Je craque !!! (Thyl - Noz Pagan)