Affichage des articles dont le libellé est BELENOS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est BELENOS. Afficher tous les articles
mardi 18 octobre 2016
BELENOS "Kornôg" (2016)
Album très attendu par tous les puristes de Pagan Metal made in France, ce nouvel album est, je le dis d'emblée, mon préféré depuis Spicilège sorti en 2002. Je ne dis pas que les autres sorties du groupe ne m'ont pas fait vibrer, loin s'en faut, mais j'y retrouve une ambiance, une certaine nostalgie à la sensation froide et malgré tout chaude à la fois, qui prend aux tripes et qui te permet de voyager loin en toi à la recherche de ces temps oubliés où l'homme et les éléments se se côtoyaient de manière plus rude.
En outre, la qualité de l'enregistrement est à signaler tellement elle permet à toutes les atmosphères de pointer leur nez sans qu'une prenne le pas sur une autre. Musicalement, et c'est peut-être une fantaisie de ma part mais j'ai trouvé que certains passages flirtaient avec la musique orientale, du moins certaines sonorités, même si les chœurs et les paroles totalement écrites en breton plongent directement l'auditeur dans un environnement directement reconnaissable.
Sorti également sous format A5, je ne peux malheureusement vous
renseigner sur la qualité de l'objet, étant propriétaire du format
"normal" de l'album.
"D'an usved", titre magistral (pour moi le titre phare de cet album) et que j'avais déjà découvert sur Bandcamp et sorti sous forme de "single" (doit-on encore garder ce nom à l'ère du numérique ?); "E donder ar mor"; "Amorika" ; "Sord-mor" (et ses riffs de feu !!!) ; sont déjà pour moi des titres qui vont devenir cultes dans la discographie de Belenos tellement ils sont la quintessence qu'un fan lambda du groupe recherche. Petit bémol personnel, j’espérais quand même avoir quelques paroles en français, mais bon, ce n'est pas une critique négative bien sûr... Si Loïc me lit, je lui dirais que l'alternance du français et du breton pourrait peut-être (je dis bien peut-être) donner une touche de clair-obscur au niveau des paroles. Mais soit, là je suis dans le perfectionnisme et cet album est parfait tel qu'il est, d'ailleurs il tourne en boucle depuis sa sortie. Et ça fait vraiment du bien ! Par Toutatis, longue vie à Belenos !
(Thyl - Noz Pagan)
(Thyl - Noz Pagan)
jeudi 28 juillet 2011
BELENOS "Yen Sonn Gardis" (2010)
On ne peut s’empêcher d’avoir de la sympathie pour Loïc Cellier, fier gaulois et presque une figure paternelle du Black Metal Pagan hexagonal, sous-chapelle qu’il honore depuis 1995, à une époque où porter un marteau de Thor autour du cou et citer Bathory à tous les coins de phrases n’étaient pas encore à la mode. Après avoir, durant plusieurs années, accueilli un bon paquet de mercenaires de la scène extrême française, Belenos est redevenu en 2004 le drakkar du seul musicien, celui-ci retrouvant ainsi la liberté de ses débuts.Si certains, jamais contents, argueront – à tort - qu’il tente désormais de profiter de l’élan celtique (ce qu’infirme de toute façon le nom du groupe dont Cellier n’a pas attendu que la Bretagne soit 'tendance' pour le choisir), l’homme est intègre et sincère. Il est vrai toutefois que le déterminisme géographique se vérifie dans son travail qui a évolué selon le chemin qu’il a suivi, troquant peu à peu son Black Metal glacial et minéral lorsqu’il vivait dans le Nord de la France, pour un art plus guerrier et païen. Et tant pis si Belenos a peut-être perdu en cours de route une part de sa personnalité pour une musique, moins ruisselante d’atmosphères forestières, plus granitique dans ses atours tranchants.
Il a par contre gagné en brutalité, comme le montre Yen Sonn Gardis, premier véritable album depuis un Chants de bataille (2006) qui lui-même avait dû patienter quatre ans avant de pouvoir succéder à Spicilège. La récupération de vieux titres inédits (Chemin de Souffrance) et les réenregistrements (Errances oniriques) achevés, Belenos revient avec neuf nouvelles compositions marquées par le fer et le sang, résonnant du cri des armes et parcourues par un souffle venu du passé. Intégralement chanté (et traduit en anglais dans le livret) en breton, l’offrande érige un tertre beau et rapide parfois, noir et furieux toujours dont les fondations sont des guitares grésillantes trempées dans la terre.
Les galères en tout genre qu’il a dû supporter (problème de labels, concerts morcelés…) ont apparemment été profitables à Loïc Cellier, plus inspiré que jamais. Et surtout plus déchainé, comme s’il avait puisé dans cette situation une espèce de puissance ténébreuse. Malgré les arpèges qui le fissurent par endroit et les quelques lignes de violon tissées par Gaëlle d’Artesia (toujours cette fraternité chère au bonhomme), Yen Sonn Gardis se révèle être un pur album de Black Metal âpre, épique et séculaire qui illustre l’écart abyssal qui existera toujours entre le vrai Pagan authentique et le Metal en sandales et peau de bête pour adolescents. Loïc Cellier n’oublie jamais d’où il vient, citant plutôt Kampfar et les vieux Enslaved que Moonsorrow (très bon groupe au demeurant).
Parfois proche des œuvres de Nydvind, proximité lisible au niveau des chœurs viking, l’opus a quelque chose d’un concentré de rage, alignant quelques-uns des titres les plus intenses et incisifs jamais enfantés par le Breton de cœur. Nous pourrions aussi bien citer "Skom Ha Tan", "Hollved Hisirius" que "Mestr Ar C’hoad" ou "En Argoil", tant chacun d’entre eux sont des odes ferrugineuses au pouvoir d’évocation énorme. De fait, Belenos vient sans aucun doute d’accoucher de son œuvre la plus aboutie à ce jour, même si elle n’est pas la plus personnelle. Elle confirme ce faisant à la fois la place particulière que le projet occupe sur la scène extrême et l’aura de son attachant druide. (Par Childeric Thor, Noz Pagan)
mardi 4 janvier 2011
BELENOS "Errances oniriques" (2001 - Rééd. 2009)
On le sait, depuis que Belenos a signé chez Northern Silence les choses évoluent plutôt bien. Pour ma part, la cerise sur le gâteau est la réédition de cet album qui avait fait sortir Belenos de l'anonymat pour lui permettre de toucher un public plus large (et surtout le public français), bien aidé par une bonne promo dans des magazines spécialisés à haute distribution. Car après avoir sorti deux demos sur cassettes suite à l'introuvable Notre amour éternel sorti au format CD chez Polyphemus Records, Belenos se voyait enfin récompensé par un contrat en pleine période où les groupes scandinaves attirent toute l'attention des labels en ne laissant que peu de chance aux autres.
Errances oniriques est un album étonnant mais avant tout très violent, sans doute le plus violent jamais sorti par Belenos. C'est brutal, très brutal ! Le fait qu'un “vrai” batteur fasse son apparition est évidemment un plus non négligeable, mais le fait est que Belenos passe tout simplement au niveau supérieur, tellement tout est plus carré, plus direct, on va à l'essentiel et les compositions en ressortent tellement plus fortes. Du Metal extrême à mi-chemin entre le Black et le Pagan, sans oublier le côté épique de par la présence des arpèges et des chants clairs, toujours aussi beaux. Rien n'a changé dans le fond mais bien au niveau de la forme. Bon, j'aurais aimé que les choeurs soient un peu plus compréhensibles comme sur Spicilège notamment. Ceci-dit, cet album comporte des compos que j'apprécie beaucoup,… vraiment beaucoup même, surtout à cause de la profondeur qui s'en dégage, à l'instar de Morfondu, Suppôt du néant, En quête d'immortalité,… L'authenticité qui s'en dégage me plaît énormément. Et puis cette réédition vaut vraiment la peine car en écoutant les deux en parallèle, le constat est bien sûr édifiant. La qualité du son est bien plus grande, les petites fautes de jeunesse au niveau du mixage ont complètement disparu rendant le son moins synthétique, tandis que l'artwork est bien plus réussi lui aussi car à l'époque même l'ordre des titres n'était pas correct, vous vous en souvenez ?
Il est à signaler ici qu'à la sortie en 2001 de cet album le groupe se composait de trois musiciens alors qu'ici Loïc a réenregistré seul en prenant à sa charge l'ensemble des instruments. De l'aveu du principal intéressé, les bandes d'enregistrement de l'époque ont disparu mais même si ça n'avait pas été le cas, il aurait procédé de la même manière de toute façon. (A ma connaissance Falkenbach avait fait de même mais je n'en suis pas sûr) Deux mois de travail ! qui dit mieux ? Le résultat parle en sa faveur et est tout simplement remarquable. En outre, deux nouveaux titres “bonus” sont ajoutés à cette réédition et j'avoue avoir un gros faible pour Seigneur de l'obscurité, un très bon titre qui reprend tout ce que fait Belenos en somme. Maintenant, peu le savent mais il s'agit en fait de deux reprises de groupes norvégiens (FROSTMOON & AETERNUS) complètement transformées à la sauce Belenos.
Belenos a bien de la chance que son nouveau label l'autorise à ressortir ses anciennes réalisations et ce pour notre plus grand bonheur. De plus si je ne me trompe, un nouvel album devrait voir le jour en 2010 dans la veine de Spicilège qui je ne la cache pas est mon album préféré du groupe. Verra-t-on un jour un réenregistrement complet aussi de celui-là ? J'avoue que je serais un des premiers à l'acheter. Longue vie à Belenos ! (Thyl - Noz Pagan)
vendredi 13 septembre 2002
BELENOS "Spicilège" (2002)
Je m'avance peut-être un peu mais s'il existe un album qui deviendra vite culte pour tout fan de Pagan Metal c'est bien ce Spicilège de Belenos !
Le groupe est d'ailleurs en train de connaître une médiatisation plus importante suite à la sortie de leur album précédent (Errances oniriques) qui, il faut le dire, jouit déjà d'un petit succès assez exceptionnel pour un groupe de Black Metal, français qui plus est. Reprenant les bases d'Errances oniriques, Belenos affiche de manière bien plus prononcée ses influences celtiques et païennes tant musicalement que visuellement. Et pourtant, Spicilège qui signifie "recueil d'écrits rares", est une compilation de morceaux assez variés et écrits à différentes périodes allant de 1996 à 2000. Les trois quarts de l'album sont donc des titres composés à l'époque des démos mais qui sont restés en chantier, plus ou moins inachevés, avant d'être magnifiés sur ce présent album.
Belenos grandit et sur cet album on sent le désir de se détacher de la scène scandinave pour aboutir à un style Pagan black assez brutal mais très aéré, le tout baignant dans une aura celtique au relent guérrier. Les passages acoustiques à la guitare à 12 cordes sont de toute beauté, introduisant une véritable dimension épique dans certains morceaux ("Terre de brume", "Noz pagan" ou encore "Par Belenos" et sa flûte). Les solos sont peu nombreux, Belenos leur préférant les multiples breaks et l'enchaînement de riffs furieux afin de créer des mélodies qui éclairent cette musique par ailleurs si sombre mais quasi mystique par certains côtés. Le jeu de batterie de notre ami Marc Devillers est d'une justesse incroyable, à la fois technique et si naturel. La performance vocale de Loïc Cellier est à saluer !!! Tantôt hurlant comme un possédé, tantôt psalmodiant des hymnes barbares ou participant à des choeurs païens qui donnent la chair de poule ("Ensorcelé", "Noz pagan", "Par Belenos"), Loïc parvient à créer la vie par son chant au milieu du néant infernal d'où il semble s'extirper. Les textes de Spicilège sont moins personnels et moins dépressifs que sur les anciennes productions, les thèmes sont eux aussi très différents: la nature, certaines légendes celtes... Belenos a aussi l'immense originalité mais aussi le culot et le mérite de délaisser les textes en anglais au profit du français afin de "gauliser" son Metal. Le pari est réussi et certains passages se retiennent même aisément.
La conclusion est simple et très élogieuse pour Belenos : il entre par la grande porte dans la cour des grands, permettant tout simplement de rivaliser avec les grosses pointures scandinaves tout en évitant la copie. (Par Thyl - Noz Pagan)
jeudi 4 janvier 2001
BELENOS "Notre Amour Eternel" (1998)
Je me rappelle bien cette époque où en France on pouvait compter sur les doigts d'une main des réalisations plus ou moins abouties en matière de Black Metal et lors d'un festival (le graspop ?) quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur cet album de Belenos. J'aurais pu passer mon chemin mais comme beaucoup de personnes j'aspirais à écouter du Black dans ma langue maternelle. De plus, le vendeur de cette échoppe n'était autre que Christophe Szpajdel bien connu pour être le créateur de plus de 500 (ou plus ?) logos de groupes avec quand même des noms ronflants tels Immortal, Emperor, Enthroned, Falkenbach et… bah oui, Belenos, raison pour laquelle il avait ce cd en stock je suppose. Avec du recul, on peut pas dire qu'il se soit foulé pour celui-ci, le groupe changeant fort logiquement de logo par la suite.
Belenos est donc un one-man-band fondé en 1995 par Loïc Cellier et à l'écoute de ce premier CD qui est, je le précise, la réédition de la première demo sortie par le groupe, une chose est vraiment frappante. Bien sûr, il y a l'influence manifeste de Darkthrone et de Burzum, d'ailleurs Loïc porte un T-shirt de Hvis lyset tar oss dans le booklet, mais à coup sûr ce dernier fait déjà étalage de tout son talent pour créer des mélodies lourdes, sombres, archi-dépressives et finalement est une sorte de précurseur de ce que fera Shining, Forgotten Tomb et autre Nargaroth. Un Black Metal envoûtant, tantôt calme et pesant, tantôt rentre dedans (utilsation d'une BAR pour les blasts) accompagné par une guitare acoustique et de temps à autres de superbes choeurs qui eux aussi ont leur propre personnalité (on est loin d'un copier-coller avec la scène scandinave). Toutes les paroles sont écrites par Nathalie Leblanc que l'on pourrait considérer comme le deuxième membre officiant sur cet album même si elle disparaîtra complètement de la scène Metal après cette participation. D'ailleurs ça ne trompe pas : Le déluge (et pas le “Deuge” comme l'a écrit le label italien sur la pochette), Notre amour éternel, Etrange douceur, Rêveries, Le visage de la solitude… des titres somme toute assez doux pour être écrits par un barbare contemporain. Néanmoins les textes sont tous forts bien écrits, ce que je cherchais depuis fort longtemps dans un groupe de Metal extrême francophone, loin des clichés souvent vulgaires et sans génie.
Le point négatif de cet album est la faible production qui franchement porte à mal une partie de la bonne volonté placée dans cet album. Bien sûr ça sonne underground et à l'époque ça ne me dérangeait pas trop mais force est de constater qu'on devient exigeant avec l'âge, raison pour laquelle je ne tarderai pas à m'acheter la réédition promise depuis quelques temps par Sacral production pour pouvoir profiter pleinement du haut potentiel placé dans cet album.
Sentimentalement je ne peux qu'encenser ce disque même si à l'heure actuelle cette édition est plus un collector qu'autre chose (vendue un jour pour plus de 50 euros sur Ebay !!!!), c'est dire la rareté de l'objet. Maintenant, pour le plaisir des oreilles, la réédition est une bien meilleure idée que d'aller se ruiner inutilement sauf si vous êtes un grand nostalgique de cette période, ce que je peux facilement comprendre. (Thyl - Noz Pagan)
Inscription à :
Articles (Atom)




