On le sait, depuis que Belenos a signé chez Northern Silence les choses évoluent plutôt bien. Pour ma part, la cerise sur le gâteau est la réédition de cet album qui avait fait sortir Belenos de l'anonymat pour lui permettre de toucher un public plus large (et surtout le public français), bien aidé par une bonne promo dans des magazines spécialisés à haute distribution. Car après avoir sorti deux demos sur cassettes suite à l'introuvable Notre amour éternel sorti au format CD chez Polyphemus Records, Belenos se voyait enfin récompensé par un contrat en pleine période où les groupes scandinaves attirent toute l'attention des labels en ne laissant que peu de chance aux autres.
Errances oniriques est un album étonnant mais avant tout très violent, sans doute le plus violent jamais sorti par Belenos. C'est brutal, très brutal ! Le fait qu'un “vrai” batteur fasse son apparition est évidemment un plus non négligeable, mais le fait est que Belenos passe tout simplement au niveau supérieur, tellement tout est plus carré, plus direct, on va à l'essentiel et les compositions en ressortent tellement plus fortes. Du Metal extrême à mi-chemin entre le Black et le Pagan, sans oublier le côté épique de par la présence des arpèges et des chants clairs, toujours aussi beaux. Rien n'a changé dans le fond mais bien au niveau de la forme. Bon, j'aurais aimé que les choeurs soient un peu plus compréhensibles comme sur Spicilège notamment. Ceci-dit, cet album comporte des compos que j'apprécie beaucoup,… vraiment beaucoup même, surtout à cause de la profondeur qui s'en dégage, à l'instar de Morfondu, Suppôt du néant, En quête d'immortalité,… L'authenticité qui s'en dégage me plaît énormément. Et puis cette réédition vaut vraiment la peine car en écoutant les deux en parallèle, le constat est bien sûr édifiant. La qualité du son est bien plus grande, les petites fautes de jeunesse au niveau du mixage ont complètement disparu rendant le son moins synthétique, tandis que l'artwork est bien plus réussi lui aussi car à l'époque même l'ordre des titres n'était pas correct, vous vous en souvenez ?
Il est à signaler ici qu'à la sortie en 2001 de cet album le groupe se composait de trois musiciens alors qu'ici Loïc a réenregistré seul en prenant à sa charge l'ensemble des instruments. De l'aveu du principal intéressé, les bandes d'enregistrement de l'époque ont disparu mais même si ça n'avait pas été le cas, il aurait procédé de la même manière de toute façon. (A ma connaissance Falkenbach avait fait de même mais je n'en suis pas sûr) Deux mois de travail ! qui dit mieux ? Le résultat parle en sa faveur et est tout simplement remarquable. En outre, deux nouveaux titres “bonus” sont ajoutés à cette réédition et j'avoue avoir un gros faible pour Seigneur de l'obscurité, un très bon titre qui reprend tout ce que fait Belenos en somme. Maintenant, peu le savent mais il s'agit en fait de deux reprises de groupes norvégiens (FROSTMOON & AETERNUS) complètement transformées à la sauce Belenos.
Belenos a bien de la chance que son nouveau label l'autorise à ressortir ses anciennes réalisations et ce pour notre plus grand bonheur. De plus si je ne me trompe, un nouvel album devrait voir le jour en 2010 dans la veine de Spicilège qui je ne la cache pas est mon album préféré du groupe. Verra-t-on un jour un réenregistrement complet aussi de celui-là ? J'avoue que je serais un des premiers à l'acheter. Longue vie à Belenos ! (Thyl - Noz Pagan)
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