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lundi 11 novembre 2013
jeudi 11 juillet 2013
FINNTROLL "Blodsvept" (2013)
Inventeur du "Humppa Folk Metal", étiquette qui prête forcément à sourir, on a pourtant tort de ne pas prendre au sérieux Finntroll. Parce que les Finlandais sont actifs depuis plus de quinze ans déjà. Parce que bien que sautillant, idéal bande-son d'une virée entre Vikings, leur Metal ne se départ jamais d'une certaine noirceur tranchante tandis qu'une furie dansante le propulse dans la bataille. Parce qu'ils sont Finlandais et donc incapables de décevoir vraiment...
Leurs détracteurs argueront qu'ils ne se renouvellent pas beaucoup, leur signature très tôt fixée, depuis Midnattens Widunder, n'ayant pas bougé d'un iota. Ce n'est pas faux même si la critique appelle quelques nuances car une timide évolution peut être décelée. Nattfödd est très subtilement différent de Jaktens Tid par exemple. Il n'en demeure pas moins toutefois que Finntroll, à l'instar de beaucoup d'autres groupes, est toujours resté fidèle à une recette immuable qu'il cuisine à intervalles réguliers, tous les trois ans.
De fait, avant même de glisser Blodsvept dans la fente de la chaine Hi-fi, on sait déjà à peu près à quoi s'attendre, collection d'hymnes ramassés, mélodiques dans leur véloce agressivité, avec beaucoup de guillerets claviers dedans. L'inspiration toujours égale, encore qu'avec le recul Nifelvind s'avère être en deçà de ses prédécesseurs, une nouvelle cuvée de Finntroll, c'est l'assurance de s'en prendre plein les cages à miel pendant une bonne quarantaine de minutes, sans baisse de régime mais sans grande folie non plus.
Contre toute attente, Blodsverp surprend agréablement. Non pas qu'il se distingue vraiment de ses aînés mais, en renouant avec une énergie sombre et sanglante, il témoigne que ses auteurs ne sont pas prêts de prendre leur retraite ! Emporté par un rythme trépidant, l'opus va très vite, auquel il ne faut guère plus que les quatre minutes et trente secondes de l'inaugural titre éponyme pour se mettre l'auditoire dans la poche avec ses lignes de guitares aux allures de rouleaux-compresseur.
Le groupe imprime une cadence infernale qu'il sait heureusement aérer de temps en temps par de courtes respirations ("Skövlarens Död") ou d'impitoyables cassures ("När Jättar Marschera"). Il prouve aussi aux mauvaises langues qu'il peut encore accoucher de très grands titres, toujours d'une énergie millimétrée dans un style moins figé qu'il n'y parait. "Mordminnen", "Skogsdotter", tourbillon aux sonorités presque western parfois ou "Häxbrygd" et ses aplats plus rampants, pour n'en citer que trois, participent de cette bonne tenue, faisant de Blodsverp un des meilleurs crus des Finlandais, habile synthèse d'une carrière aussi solide qu'homogène.
Que demander de plus ? Tout le monde s'y retrouvera donc, c'est l'essentiel. Finntroll fait du Finntroll : ça tombe bien, il est le meilleur pour cela, renvoyant sa cohorte de copieurs à leurs chères études ! (Childeric Thor - Noz Pagan)
mercredi 26 janvier 2011
FINNTROLL "Nifelvind" (2011)
Comme d'autres, Finntroll fait partie de ces groupes à l'identité extrêmement marquée, que vous ne surprendrez pas en flagrant délit d'émancipation. Du coup, rien ne ressemble plus à un album des Finlandais qu'un autre album des Finlandais, inventeurs du Humpa Metal. Découverts avec "Midnattsens Widunter" en 1999, ils explosent au grand jour deux ans plus tard avec "Jaktens Tid", succès confirmé par "Nattfödd".
Depuis, le groupe ronronne, n'étonne plus guère, prisonnier d'une recette, certes toujours appréciée des fans mais désormais éprouvée et sans surprise. Scellant en 2010 une alliance avec le puissant Century Media, "Nifelvind" surprend pourtant quelque peu. Non pas que Finntroll ait réellement décidé d'évoluer, cependant en misant davantage sur l'agressivité (relative) au détriment des mélodies, il semble alors vouloir renouer quelque peu avec son passé noir. Témoin par exemple, ce 'I Trädens Sang' aux guitares furieuses et au chant ad hoc. Corollaire de cette noirceur de ton et de teintes, cette cinquième offrande s'avère assez difficile d'accès, ce qui est tout à l'honneur de cette joyeuse troupe.
De fait, on ne retient pas grand chose d'une écoute qui démarre comme d'habitude avec l'instrumental de rigueur avant d'avaler les minutes à un rythme soutenu, seulement brisé par 'Galgasang', respiration forestière belle comme un chat qui dort. Sombrement orchestral ('Tiden Utan Tid' porté par des chœurs majestueux) ou pas ('Drap'), l'opus affiche un déficit mélodique qui fait de lui le plus brutal de la carrière des Finlandais. Conjugué à une écriture de fait moins accrocheuse, moins sautillante, le résultat peut sembler presque décevant, malgré un emballage sonore made in Finnvox Studios dont les qualités ne sauraient être contestées, et un savoir-faire tout aussi incontestable de musiciens maîtres de leur art, auteurs de compos qui s'écoutent toutefois agréablement sans que celles-ci soient impérissables.
Trop noir pour les amateurs sans l'être assez pour les autres, "Nifelvind" ne satisfait personne en dépit de bons moments, expliquant pourquoi il reste l'album le plus méconnu de Finntroll. Échaudé dans sa (timide) volonté d'évolution, le groupe reviendra à ce qu'il sait faire de mieux avec un "Blodsvept" plus conforme aux attentes de son public, bien qu'il confirmera les atours ténébreux de son prédécesseur mais cette fois-ci combinés à une science de la mélodie plus affirmée. (Childeric Thor)
mardi 1 avril 2008
FINNTROLL "Ur Jordens Djup" (2007)
Quand on parlait de Metal festif il y a quelques années, Finntroll était le premier nom qui nous venait à l’esprit. Avec l’arrivée (entre autres) de leurs camarades finlandais de Korpiklaani, Finntroll devra désormais partager son gâteau en plusieurs parts. Cependant, ayant été l’un des précurseurs du genre, il ne tient qu’à lui de reprendre les rennes de ce style sacrément original et bien foutu. N’ayant rien sorti depuis près de trois ans et suite au départ du talentueux et charismatique Tapio Wilska (chant), la partie était néanmoins loin d’être gagnée face à des challengers prometteurs. Surtout que durant les premières écoutes de ce Ur Jordens Djup, je ne donnais pas cher de leur peau…
Après une intense introduction, cet album commence d’une façon plutôt inattendue. Sång, le premier titre, nous propose un métal résolument moderne et avec très peu d’influences folk. Un morceau froid et puissant, tout le contraire du Finntroll que l’on avait laissé sur Nattfödd. Après l’étonnement vient la déception. La suite de l’écoute se fait malheureusement sous ce sentiment et aucun titre ne se dégage vraiment du lot. En dépit des instruments folks qui se font discrets, on a l’impression que le groupe a désormais bien plus mis l’accent sur les nappes de claviers. Je ne vous fais pas dire mon amertume envers la nouvelle orientation prise par le groupe. Mais conscient que quelque chose clochait, j’entamai une seconde écoute, puis une troisième, etc. Et à mon étonnement (ou pas), les éléments si caractéristiques de la formation resurgirent petit à petit. Même si la musique se fait bien pêchue, les intonations folks arrivent à se frayer une place.
Les instruments traditionnels ou autres rythmiques qui donnent envie de faire la farandole s’imposent de plus en plus au fur et à mesure des écoutes. Des morceaux tels que Korpens Saga, En Mäktig Här donneront aux nombreux fans de Finntroll une envie pressante de bouger leur popotin. Sur En Mäktig Här, les membres nous proposent même un petit air aux accents hawaïens vers les 2:00. Mathias Lillmåns, le nouveau chanteur, n’a quant à lui peu de choses à envier à son prédécesseur sur le registre vocal, couvrant les mêmes timbres de voix. Ce quatrième opus des joyeux Finntroll vient se greffer à une discographie festive.
Cependant, même si l’entité du groupe reste bien présente, cet album est tout de même un cran en dessous de « Nattfödd », qui avait (il faut le dire) mis la barre assez haute. Tapio Wilska manquera sûrement aux fans, néanmoins son remplaçant assure très bien son rôle derrière le micro. Mais pour ceux qui aiment surtout Finntroll pour son approche festive, ils seront maintenant sans doute plus rassasiés avec un groupe tel que Korpiklaani qui met plus en avant celle-ci (la preuve sur cette galette avec Slagbröder où l'aspect folk passe au second plan). Quoiqu'il en soit, rendez-vous dans le pit pour une fête entre amis lors de leur prochaine tournée… (Par Alexis, sources : U-Zine)
Après une intense introduction, cet album commence d’une façon plutôt inattendue. Sång, le premier titre, nous propose un métal résolument moderne et avec très peu d’influences folk. Un morceau froid et puissant, tout le contraire du Finntroll que l’on avait laissé sur Nattfödd. Après l’étonnement vient la déception. La suite de l’écoute se fait malheureusement sous ce sentiment et aucun titre ne se dégage vraiment du lot. En dépit des instruments folks qui se font discrets, on a l’impression que le groupe a désormais bien plus mis l’accent sur les nappes de claviers. Je ne vous fais pas dire mon amertume envers la nouvelle orientation prise par le groupe. Mais conscient que quelque chose clochait, j’entamai une seconde écoute, puis une troisième, etc. Et à mon étonnement (ou pas), les éléments si caractéristiques de la formation resurgirent petit à petit. Même si la musique se fait bien pêchue, les intonations folks arrivent à se frayer une place.
Les instruments traditionnels ou autres rythmiques qui donnent envie de faire la farandole s’imposent de plus en plus au fur et à mesure des écoutes. Des morceaux tels que Korpens Saga, En Mäktig Här donneront aux nombreux fans de Finntroll une envie pressante de bouger leur popotin. Sur En Mäktig Här, les membres nous proposent même un petit air aux accents hawaïens vers les 2:00. Mathias Lillmåns, le nouveau chanteur, n’a quant à lui peu de choses à envier à son prédécesseur sur le registre vocal, couvrant les mêmes timbres de voix. Ce quatrième opus des joyeux Finntroll vient se greffer à une discographie festive.
Cependant, même si l’entité du groupe reste bien présente, cet album est tout de même un cran en dessous de « Nattfödd », qui avait (il faut le dire) mis la barre assez haute. Tapio Wilska manquera sûrement aux fans, néanmoins son remplaçant assure très bien son rôle derrière le micro. Mais pour ceux qui aiment surtout Finntroll pour son approche festive, ils seront maintenant sans doute plus rassasiés avec un groupe tel que Korpiklaani qui met plus en avant celle-ci (la preuve sur cette galette avec Slagbröder où l'aspect folk passe au second plan). Quoiqu'il en soit, rendez-vous dans le pit pour une fête entre amis lors de leur prochaine tournée… (Par Alexis, sources : U-Zine)
jeudi 8 avril 2004
FINNTROLL "Nattfödd" (2004)
Enfin! Voilà le retour de la de joie et de la bonne humeur dans le monde du Metal! Je veux parler bien entendu de Finntroll qui nous reviennent plus fort que jamais (malgré une multitude d'événements perturbateur) avec leur troisième album (outre les 2 EP) intitulé Nattfodd. Comme Katla n'est plus dans la capacité de chanter, c'est à Wilska (guitariste de Wizzard) d'entreprendre le dure rôle de chanteur, et pourtant il y arrive très très bien! Pour une brève description, c'est un peu la même voix que Katla mais avec un timbre légèrement plus grave.
Encore une fois on se retrouve avec une intense explosion d'euphorie entre les mains et même mieux : un disque aux vertus thérapeutique ! Car, oui, dès les première secondes agressives de Manniskopesten l'avis est déjà fondé : Ce disque donne la pêche et le goût de danser en buvant de la binouze en énorme quantité (ce sont maintenant des caractéristiques propres à Finntroll). Cette même recette est reprise avec Eliytres qui débute d'emblé sur des mélodies limites burlesques tout en s'aventurant dans les mélodies médiévales qui donnent tant envie de brandir une épée à la gloire d'un combat sans pitié. Trollhammaren qui se veut être le tube de l'album, contient des mélodie à la Jaktens Tid(la chanson) qui se retiennent facilement pour que vous puissiez aussi sifflez le même air en allant prendre une marche dans la foret féerique près de chez vous... jusqu'au moment où vous entendez un cri guerrier et le bruit une hache qui vient se loger dans l'arbre à coté de vous...mais je m'écarte...
En parlant de Jaktens Tid, le contenu musical de Nattfodd n'est pas sans nous rappeler l'album précédant! Des riffs mordants, bien rapides et mélodique, sauf que cette fois-ci ils semblent beaucoup plus énervés : harmonique artificielles, palm mute, picking à fond! Mais attention, ça ne veut pas dire pour autant que la guitare acoustique est délaissée, d'ailleurs les trolls en ont fait usage pour le magnifique break de Nattfodd et aussi pour l'instrumentale Rok, notamment. L'utilisation des instruments folklorique est encore de mise, on en use et on en abuse sans pour autant que l'abus s'avère péjoratif. Car pour ceux qui n'auraient toujours pas compris le concept made in Finntroll, c'est de faire de la polka-metal et sans l'accordéon, la flûte à pan et autres instruments folkloriques ça serait un peu plat. Je ne dis pas que la musique repose uniquement sur la présence de ces instruments, mais je dirais qu'ils sont un atout majeur...après tout c'est ce qui fait en grande majorité le leitmotiv si accrocheur de la musique de Finntroll. D'ailleurs toutes les chansons sont accrocheuses, néanmoins je dirais que celles qui ressortent le plus du lot, celles qui nous plongent tête première dans un univers scandinave à la donjons et dragons sont sans contestes « Eliytres », « Trollhammaren », « Nattfodd », la traditionnelle visan « Marknadsvisan » (dont les deux homologues se retrouvent sur les précédant albums), « Det Iskalla Trollblod » et « Grottans Barn » (l'un de mes titres cultes personnels). Mais de toutes façons, il n'y pas un moment sur l'album ou vous referez surface dans le monde réel tant les ambiance trollesques ne manquent pas.
Le Finntroll cuvé 2004 et bel et bien arrivé et est près à être servis ! À prendre sans modérations autour d'un bon feu, grimmé en peau de bête, hache à la main accompagné d'une bonne bière. (Par Holy, Trashocore)
Encore une fois on se retrouve avec une intense explosion d'euphorie entre les mains et même mieux : un disque aux vertus thérapeutique ! Car, oui, dès les première secondes agressives de Manniskopesten l'avis est déjà fondé : Ce disque donne la pêche et le goût de danser en buvant de la binouze en énorme quantité (ce sont maintenant des caractéristiques propres à Finntroll). Cette même recette est reprise avec Eliytres qui débute d'emblé sur des mélodies limites burlesques tout en s'aventurant dans les mélodies médiévales qui donnent tant envie de brandir une épée à la gloire d'un combat sans pitié. Trollhammaren qui se veut être le tube de l'album, contient des mélodie à la Jaktens Tid(la chanson) qui se retiennent facilement pour que vous puissiez aussi sifflez le même air en allant prendre une marche dans la foret féerique près de chez vous... jusqu'au moment où vous entendez un cri guerrier et le bruit une hache qui vient se loger dans l'arbre à coté de vous...mais je m'écarte...
En parlant de Jaktens Tid, le contenu musical de Nattfodd n'est pas sans nous rappeler l'album précédant! Des riffs mordants, bien rapides et mélodique, sauf que cette fois-ci ils semblent beaucoup plus énervés : harmonique artificielles, palm mute, picking à fond! Mais attention, ça ne veut pas dire pour autant que la guitare acoustique est délaissée, d'ailleurs les trolls en ont fait usage pour le magnifique break de Nattfodd et aussi pour l'instrumentale Rok, notamment. L'utilisation des instruments folklorique est encore de mise, on en use et on en abuse sans pour autant que l'abus s'avère péjoratif. Car pour ceux qui n'auraient toujours pas compris le concept made in Finntroll, c'est de faire de la polka-metal et sans l'accordéon, la flûte à pan et autres instruments folkloriques ça serait un peu plat. Je ne dis pas que la musique repose uniquement sur la présence de ces instruments, mais je dirais qu'ils sont un atout majeur...après tout c'est ce qui fait en grande majorité le leitmotiv si accrocheur de la musique de Finntroll. D'ailleurs toutes les chansons sont accrocheuses, néanmoins je dirais que celles qui ressortent le plus du lot, celles qui nous plongent tête première dans un univers scandinave à la donjons et dragons sont sans contestes « Eliytres », « Trollhammaren », « Nattfodd », la traditionnelle visan « Marknadsvisan » (dont les deux homologues se retrouvent sur les précédant albums), « Det Iskalla Trollblod » et « Grottans Barn » (l'un de mes titres cultes personnels). Mais de toutes façons, il n'y pas un moment sur l'album ou vous referez surface dans le monde réel tant les ambiance trollesques ne manquent pas.
Le Finntroll cuvé 2004 et bel et bien arrivé et est près à être servis ! À prendre sans modérations autour d'un bon feu, grimmé en peau de bête, hache à la main accompagné d'une bonne bière. (Par Holy, Trashocore)
lundi 1 décembre 2003
FINNTROLL "Visor Om Slutet" (2003)
Avec cette chronique c’est dans les lointaines terres ancestrales trollesques que je vous emmène voyager. Pour cet EP, Finntroll s’est essayé à un exercice qui s’avère ardu, à savoir une galette entièrement acoustique, mais au combien réussie. Cet EP est d’ailleurs pour moi le chef d’œuvre du groupe tant par sa richesse musicale, ambiante et chamanique. Tout ou presque est sur cet EP pour un plaisir auditif d’environ 30 minutes.
Tout commence avec une intro marécageuse avec des croassements de grenouille qui permet de planter le décor de cet EP qui est mélancolique et nostalgique à souhait. Pourquoi ce type d’ambiance ? Probablement pour la raison suivante, car il s’agit d’une période « noire » pour le groupe car nos trolls finlandais viennent de perdre l’un de leurs frères d’armes à savoir, Teemu Somnium Raimoranta, l’un des fondateurs du groupe. Cet EP lui sera d’ailleurs dédié de la plus belle manière, déjà sur le verso de l’album, mais également par des phases festives pour commémorer les bons souvenirs du regretté Somnium, comme sur les pistes Försvinn Du Som Lyser et Under Varje Rot Och Sten. Mais d’une façon encore plus respectueuse à mes yeux avec le titre Den Sista Runans Dans qui est aussi bien musicalement que dans ses textes, l’accompagnement pour son dernier voyage vers un autre monde.
Ce disque est à prendre également comme une aventure chamanique hors du commun, le titre Madon Laulu en est d’ailleurs la preuve. Si j’avais un conseil à vous donner pour savourer pleinement cet EP, ce serait d’être en plein milieu d’une forêt autour d’un feu de camp avec ses meilleurs amis pour s’imprégner totalement de l’essence magique et ancestrale de ce petit bijou. On est tellement bien à l’écoute de celui-ci, que ce soit seul les yeux fermés en train de ce laisser voyager en pleine nature finlandaise (ou ailleurs) mais également a se rappeler d’excellents souvenirs. Voilà pourquoi je parlais de nostalgie plus tôt. D’ailleurs en écrivant ces mots tout en réécoutant Visor Om Slutet, cela me donne qu’une envie : retrouver mes amis pour partager encore plein de bons moments ensemble, car c’est pour moi vraiment l’essence et l’énergie qui se dégage de cet album, la nostalgie et la mélancolie de pleins de bons et beaux moments passés dans sa vie. Sentiment accentué à l’écoute du titre Svart Djup qui va clairement pour moi dans ce sens et se concluant par le grandiose titre ambiant Avgrunden Öppnas qui conclut se voyage en apothéose.
Cela fait maintenant plusieurs années que j’ai découvert ce splendide EP de Finntroll mais aujourd’hui encore quand je l’écoute, je prends une claque monumentale. C'est d’ailleurs pour moi le CD que je préfère tout groupe confondu et qui est encore inégalé à ce jour, mon CD de chevet en somme. Depuis, je n’attends qu’une chose, que Finntroll renouvèle cette majestueuse aventure avec autant d’ingéniosité pour pouvoir poursuivre ce magnifique voyage qui a commencé et qui ne s’est toujours pas arrêté. (par PaganFrance, sources : Spirit of Metal)
Tout commence avec une intro marécageuse avec des croassements de grenouille qui permet de planter le décor de cet EP qui est mélancolique et nostalgique à souhait. Pourquoi ce type d’ambiance ? Probablement pour la raison suivante, car il s’agit d’une période « noire » pour le groupe car nos trolls finlandais viennent de perdre l’un de leurs frères d’armes à savoir, Teemu Somnium Raimoranta, l’un des fondateurs du groupe. Cet EP lui sera d’ailleurs dédié de la plus belle manière, déjà sur le verso de l’album, mais également par des phases festives pour commémorer les bons souvenirs du regretté Somnium, comme sur les pistes Försvinn Du Som Lyser et Under Varje Rot Och Sten. Mais d’une façon encore plus respectueuse à mes yeux avec le titre Den Sista Runans Dans qui est aussi bien musicalement que dans ses textes, l’accompagnement pour son dernier voyage vers un autre monde.
Ce disque est à prendre également comme une aventure chamanique hors du commun, le titre Madon Laulu en est d’ailleurs la preuve. Si j’avais un conseil à vous donner pour savourer pleinement cet EP, ce serait d’être en plein milieu d’une forêt autour d’un feu de camp avec ses meilleurs amis pour s’imprégner totalement de l’essence magique et ancestrale de ce petit bijou. On est tellement bien à l’écoute de celui-ci, que ce soit seul les yeux fermés en train de ce laisser voyager en pleine nature finlandaise (ou ailleurs) mais également a se rappeler d’excellents souvenirs. Voilà pourquoi je parlais de nostalgie plus tôt. D’ailleurs en écrivant ces mots tout en réécoutant Visor Om Slutet, cela me donne qu’une envie : retrouver mes amis pour partager encore plein de bons moments ensemble, car c’est pour moi vraiment l’essence et l’énergie qui se dégage de cet album, la nostalgie et la mélancolie de pleins de bons et beaux moments passés dans sa vie. Sentiment accentué à l’écoute du titre Svart Djup qui va clairement pour moi dans ce sens et se concluant par le grandiose titre ambiant Avgrunden Öppnas qui conclut se voyage en apothéose.
Cela fait maintenant plusieurs années que j’ai découvert ce splendide EP de Finntroll mais aujourd’hui encore quand je l’écoute, je prends une claque monumentale. C'est d’ailleurs pour moi le CD que je préfère tout groupe confondu et qui est encore inégalé à ce jour, mon CD de chevet en somme. Depuis, je n’attends qu’une chose, que Finntroll renouvèle cette majestueuse aventure avec autant d’ingéniosité pour pouvoir poursuivre ce magnifique voyage qui a commencé et qui ne s’est toujours pas arrêté. (par PaganFrance, sources : Spirit of Metal)
lundi 13 août 2001
FINNTROLL "jaktens Tid" (2001)
Quoiqu'on puisse penser de Finntroll, force est d'admettre que le groupe a inventé une recette très particulière, sorte de Folk metal extrême et sautillant, maintes fois copié depuis mais jamais réellement égalé.
De fait, si ce Humpa Metal, comme on l'a appelé, n'étonne plus désormais, à l'image de la troupe finlandaise, il n'en allait bien entendu pas de même il y a une bonne quinzaine d'années lorsque le groupe a déboulé avec sous le bras son "Midnattens Widunder". Personne n'avait alors jamais entendu quelque chose comme cela.
Deux ans plus tard, les trolls reviennent avec ce que d'aucuns considèrent - à juste titre - comme la pierre angulaire de leur discographie. "Jaktens Tid", puisque c'est de lui qu'il s'agit, leur a dans tous les cas, permis de franchir une étape, d'accèder à l'étage du dessus, manière de consécration pour ces musiciens tous issus du landerneau black, dark ou doom. A ce titre, dresser l'arbre généalogique de Finntroll revient à nommer la plupart des grands noms de la scène extrême du pays des mille lacs de, excusez du peu, Moonsorrow à Thy Serpent, de Barathrum à Shape Of Despair, de Rapture à Impaled Nazarene ! Ces racines brutales et tranchantes font plus qu'affleurer à la surface de cette seconde offrande, expliquant en partie sa réussite. Le caractère enjoué, sinon festif, de l'ensemble ne masque jamais le socle noir qu'incarnent chants de gargouille énervée, guitares féroces et rythmique appuyée, et sur lequel fleurissent ces compositions toujours extrêmement dynamiques.
Rapide comme un torrent en cru, "Jaktens Tid" avale les minutes à un tempo soutenu, danse gaillarde à l'énergie communicative, tourbillon néanmoins sombre à l'intérieur duquel se cachent des esprits farceurs et maléfiques. Là réside, en partie, le talent des Finlandais, dans cette alliance entre mélodie et agressivité (toute relative s'entend), entre bonne humeur et atmosphères obscures. Saupoudrez le tout d'un sens de l'écriture qui fait immédiatement mouche et d'une maîtrise technique imparable et vous comprendrez pourquoi Finntroll s'est en toute logique imposé, séduisant un public toujours friand de ces touches folkloriques et devenant le héraut que celui-ci recherchait. Emaillé de nombreuses pépites, dont 'Skogens Hämnd' que zèbre une partie instrumentale de toute beauté, 'Födosagan' ou bien encore 'Vargtimmen', pour n'en citer que trois, "Jaktens Tid a quelque chose d'une sarabande sillonnant les sentes mystérieuses d'une forêt peuplée de créatures mytholgiques, puisant ainsi dans un folklore dont il restitue avec entrain et justesse les sombres ambiances. En cela, cet album mérite amplement sa place -parmi les premières - au sein du Folk Metal. (Childeric Thor)
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