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dimanche 11 novembre 2012
mardi 24 avril 2012
ENSIFERUM "From Afar" (2009)
Après deux fabuleux albums « Iron » et « Ensiferum » menés de main de maître par Jari Maënpaa, « Victory song » m'avait laissé de marbre malgré quelques bons pasages. Ce cinquième opus était donc très attendu. De tournées en tournées, Ensiferum est devenu le fer de lance de cette mouvance folk métal venue du nord qui suscite de plus en plus d’intérêt et ce même outre Atlantique. From afar s’avère donc être un tournant décisif pour le groupe. Force est de constater, que si la base musicale reste globalement inchangée, on retrouve un Petri Lindrooset ses trois guerriers dans une forme remarquable.
D’entrée, on remarque que les claviers laissent aisément place nette au jeu de guitare qui redevient affuté comme au bon vieux temps. From Afar constitue définitivement une progression du groupe. Et s’il n’est pas aussi "catchy" que les albums précédents, il est indéniable que les compositions sont bien plus recherchées et que le travail en amont est conséquent. The Longest Journey (Heathen Throne Part II)et Heathen Throne (les deux plus longues de l’album) sont épiques comme jamais. On retrouve cette volonté, à l’instar d’Equilibrium, de tempérer l’album par des chansons de onze minutes.
Comme à leur habitude, l’album commence par une musique instrumentale acoustique intitulée « By The Dividing Stream », marque de fabrication du quartet finlandais. « From Afar », titre phare de l’album semble bien différent (pour un initié) de ce qui se faisait précédemment. Une orchestration, des chœurs, et un parallèle avec Nightwishet Epica est tout naturel. Ce penchant symphonique demeure l’évolution principale de cet album. D’une manière plus basique -mais efficace-, « Elusive Reaches », « Smoking Ruins » ou bien encore « Twilight Tavern » balaient tous sur leur passage et constituent le noyau dur de l’album. On y retrouve les ingrédients de la réussite d’Ensiferum et un Petri Lindroos dont le chant, plus puissant que jamais, fait définitivement oublier le transfuge de Wintersun. De même, les soli sont bien loin d’être aussi insipides que ceux de l’opus précédent.
Cet album comporte quelques ovnis comme « Tumman Virran Taa » qui, bien que trop courte, nous remémore les doux chœurs de « Lai Lai Hei ». Mais également « Stone Cold Metal » et son ambiance western. Un mélange des genres peu commun témoignant de la volonté d’Ensiferum de ne pas toujours servir la même soupe. Bien que de plus en plus de groupe se lancent dans le style, Ensiferum met les points sur les i, et affirme qu’il est définitivement la référence du genre. Et ce n’est certainement pas leur prestation parisienne le 12 octobre qui nous contredira.
Pour conclure, From Afar n’est pas forcément un album taillé pour le live dans son intégralité, mais constitue un des modèles du genre (-et le meilleur album d’Ensiferumdepuis le départ de Jari-).
vendredi 1 janvier 2010
ENSIFERUM "Victory Songs" (2007)
Trois ans à peine et les vikings d'Ensiferum reviennent nous envahir avec « Victory Songs » ; album dont on attend beaucoup. Durant ces quelques années de répit autant dire que les musiciens n'ont pas chômé : Jari Mäenpää s'en est allé à sa propre destinée avec son projet solo Wintersun, c'est donc Petri Lindroos (Norther) qui prend sa place ; et forts d'un nouveau line-up les finlandais se sont empressés de sortir un EP décevant, et un single, l'histoire de briser le suspens ! Un premier album à élever au rang de chef-d'oeuvre, suivit d'une courte discographie inégale et incertaine pour en arriver à notre « Victory Songs » qui, on l'espère, se révèlera à la hauteur ! On retrouve d'emblée cette agressivité propre à Ensiferum, cette agressivité qui faisait parfois défaut à « Iron ». Un regain d'énergie donc, en partie due à l'humeur actuelle des membres du groupe comme l'explique Sami Hinkka (basse) dans une interview. Et oui, nos bons vieux vikings finlandais sont bien de retour, et avec eux leurs chœurs épiques, leurs rythmes guerriers, leurs mélodies enivrantes ... Ainsi l'album débute avec une magnifique intro médiévale comme seul Ensiferum en connait le secret, histoire de nous mettre en conditions ... Puis l'on découvre un travail de grande qualité. Entre la dansante « Athi », la très belle « Wanderer » et « Deathbringer From The Sky » - morceau des plus épiques – les amateurs du groupe seront comblés, ou presque. Ou presque, car si globalement l'opus est de très bonne facture, peu de morceaux ont le charisme des premières pièces du groupe. Et finalement on découvre un opus en dent de scies : certaines compositions – dont celles citées précédemment - sont de vraies hymnes guerrières, mais à coté de ça d'autres morceaux sont plus propices à animer une bonne soirée qu'à être placées au panthéon des incontournables. Et à l'image du morceau éponyme on sent une inspiration moins présente dans cet album. Rappelons que Markus Tovoinen reste le principal compositeur. Pas de changement radical dans la musique du groupe donc, si ce n'est que l'on découvre au fil des morceaux un aspect plus power parfois, aussi bien au niveau du chant que des guitares ( « Deathbringer From The Sky »!). Aspect power qui reste tout de même mineur. Encore une fois Ensiferum nous gratifie d'un album de Folk metal d'une grande qualité, qui certes n'est pas à la hauteur de l'album éponyme, mais qui vaut bien un « Iron ». Preuve que Mäenpää n'était pas vital à la formation. Tout les titres sont d'ailleurs très bons et l'album s'écoute d'un trait. « Victory Songs » est donc un album très prometteur quant à l'avenir du groupe, alors levons tous nos bière à Ensiferum ! (Par Le Traître, source : MetalShip)mercredi 23 septembre 2009
ENSIFERUM "Dragonheads" (2006)
"Dragonheads" marque l'avènement d'une nouvelle ère pour le combo finlandais, qui au cours de l'année 2004, a vu son leader quitter le groupe pour de nouvelles horizons (Wintersun). Deux ans s'écouleront donc avant que le groupe nous livre cet EP, inauguration de la periode Petri Lindoos (Norther) au poste de guitariste et chanteur. C'est une œuvre un peu à part mais qui mérite l'attention de tout amateur du groupe qui se respecte ! Car à défaut de se vouloir comme le nouveau chef-d'œuvre créatif du groupe, "Dragonheads" témoigne d'un combo qui est bien décidé à rester au devant de la scène, Mäenpää ou non ! Œuvre à part dans la discographie du groupe, Dragonheads se fait plus lent, plus folk tout en gardant ce aspect incroyablement épique propre à Ensiferum. La chanson "Dragonheads" en est un parfait exemple. Comme une mise en condition pour mieux apprécier Victory Songs. Sans être représentatif de ce dernier musicalement parlant, on découvre dans "Dragonheads" une avant-première de la prestation de Petri Lindroos au sein du groupe et c'est loin d'être décevant. Le leader de Norther nous gratifie d'un chant death rocailleux qui ne déboussolera pas l'auditeur, étant relativement proche de celui de son collègue et ami, Jari Mäenpää. On ressent cependant une légère défaillance au niveau du chant clair : et oui ! dur dur de succéder à Mäenpää, musicien dont le talent (le génie ?) est indéniable. Le chant de Lindroos est donc moins intense et tend à être plus faiblard par moment, défaut qui disparaitra petit à petit dans les albums suivant. Comme dit précédemment, les compositions de cet EP sont plus lentes que dans les précédents albums. Le clavier, qui a aquis une place majeur dans la musique du groupe avec "Iron" se conforte dans ses positions tandis que la guitare tend à perdre un peu d'envergure avec une absence de solos ... Mais ce qui fait de "Dragonheads" un album réellement à part dans la musique du groupe ce sont des expérimentations musicales dans certains morceaux qui ne manqueront pas d'intriguer l'auditeur au cours de son écoute. Comme dans "Finnish Medley", ce mixe de trois chansons traditionnelles finlandaises (Karjalan Kunnailla - Myrskyluodon Maija - Metsämiehen Laulu) où l'on trouve - en plus de la voix féminine de Kaisa Saari - des chœurs plutôt singuliers alors que jusque là les musiciens évitaient la prise de risque en restant dans des harmonies plus traditionnelles. "Kalevala Melody", morceaux instrumental inspiré de la célèbre épopée nationale finlandaise (du même nom). Il prend place au milieu de l'album comme une douce entracte empreinte de mélancolie qui fait opposition à l'agressivité des autres pièces. Comme cette reprise d'Amorphis "Into Hiding" que" nous propose le groupe au détour d'un chemin ... Un album plus posé donc. Alors que les deux premiers opus paraissaient avoir étés écrits au cœur de la bataille, celui-ci ressemble plus à un récit épique retraçant d'anciens combats. Chargé d'une énergie et une rage amoindrie... Dragonheads est un EP spécial, comme une parenthèse expérimentale dans la discographie d'Ensiferum, avec des morceaux originaux qui montrent que le groupe a voulu marquer nettement l'arrivée de Petri Lindroos. (Par le Traître, source : MetalShip).
samedi 6 juin 2009
ENSIFERUM "Iron" (2004)
Trois ans après un premier album éponyme très réussi, Ensiferumnous revient avec Iron. Cet album qui voit le jour en 2004 est le dernier de Jari Maënpää, qui quittera la même année la formation pour former Wintersun.
Iron ne rompt pas la continuité des préceptes du précédent opus. En effet, Ensiferum confirme à quel point il sait manier les différentes influences et les genres. Si Slayer of Light emprunte des éléments au thrash métal, Tale of Revenge et Iron sont plus à classer dans un genre épique qui nous emmène dans un monde chevaleresque, moyen-âgeux.
L'album débute par une instrumentale intitulée Ferrum Aeternum. Celle-ci nous évoque les grandes bandes sons des films comme Le Seigneur des Anneaux, Robin des Bois ou encore Braveheart. Ensuite c'est au tour de la chanson éponyme de venir tout balayer. Rapide et mélodique, la double pédale accompagnée de ces leads à la guitare sont du plus bel effet. On ne pouvait rêver d'une meilleure entrée en matière. Malheureusement, tout l'album n'est pas à l'image de cette belle entrée en matière.
Premier constat, Ensiferum a le pied sur le frein tout au long de l'album (ou presque). Tale Of Revenge est un des témoignages du relatif ralentissement de leur musique. Très mélodique, la guitare rythmique n'intervient que de manière sporadique, le rythme y est plus lent, la musique plus mélancolique. On est loin des Goblin Dance et consorts du premier album. La relative lenteur n'est pas en soit un défaut, mais rend parfois l'écoute fastidieuse.
Pour être honnête, si l'attente a été importante, on reste sur un bilan mitigé du fait de la faiblesse de certains titres. Tears et son chant clair, Slayer of light et Lost in despairsont vraiment en deça des autres chansons. Néanmoins, le reste de l'album quant à lui est remarquable ! De l'introduction épique Ferrum Aeternum, à la fureur contrôlée de Tale of Revenge en passant par le chant traditionnel finlandais de Lai lai hei et le style power métal de Sword Chant, Ensiferum voit juste, très juste.
S'il ne fallait en retenir qu'une, je jetterai mon dévolu sur Lai lai Hei. Ce titre est un des plus longs de l'album. Il offre une longue montée en puissance, d'une entrée à la guitare acoustique aux riffs tranchants. Le break à la guitare et son rythme galopant est du meilleur effet. De plus, que dire des paroles à la gloire de la Mère-nature chantées en finnois ? le tout est un cocktail détonnant qui certes vient ralentir d'autant plus le rythme de l'album mais qui lui donne un second souffle !
Into the Battle est également un des piliers de cet album. Après une courte introduction à la guitare électrique, Olivier vient donner un rythme infatigable à la chanson, avec une double pédale omni présente. Les riffs sont rapides, entrainants et l'alternance chant clair / Chant guttural est du meilleur acabit.
Jusque là, rien n'a changé par rapport à l'album éponyme me diriez-vous ? Et bien détrompez vous ! En trois ans, le groupe a tout de même modifié son approche de la musique folk. La musique d'Ensiferum est devenu, non pas plus commerciale, mais accessible à un public plus large dira t-on. Plus spécifiquement, les guitares, bien que toujours aggressives, ne semblent pas aussi lourdes et puissantes qu'auparavant. De plus la présence de chant clair (relativement en arrière-plan dans Ensiferum) est maintenant devenue plus évidente, tandis que les parties mélodiques prennent de plus en plus d'importance jusqu'à la présence de chants féminins tout au long de Tears. Comment peut-on expliquer ces changements ? Probablement une évolution de la musique et de la volonté de composition des finlandais mais également... du producteur. Flemming Rasmussen a en effet pris en charge la musique du groupe durant cette période. Lui, habitué à coacherMetallica et Blind Guardian par le passé, a donné cette dimension plus grand public de la musique d'Ensiferum.
Il ne faut pas pour autant en déduire que la musique du groupe a été dénaturée. On retrouve en effet tous les ingrédients du groupe à savoir l'utilisation de guitares acoustiques, les alternances avec une guitare saturée au riffs tranchants et secs et les growls toujours aussi géniaux de Jari Maënpää. Etant un grand admirateur de lui, il m'est difficile de rester objectif, mais lorsque l'on écoute le solo de Into the battle et plus généralement la composition des riffs de guitare, on ne peut que regretter son départ, quand bien même Petri est un bon remplaçant. Les lignes musicales sont justes, bien que -comme d'habitude- la basse soit en retrait.
Avec la montée de cette mouvance folk, et le renforcement permanent de la scène finlandaise, Ensiferum est en passe de devenir un groupe culte du genre. Aujourd'hui, et avec le recul, on peut nuancer cette copie. Les performances lives en dents de scie y sont également pour quelque chose. Néanmoins, toujours est-il que le groupe reste une des références du genre et qu'Iron, sans être excellent, demeure un album plaisant.
lundi 4 mai 2009
ENSIFERUM "Ensiferum" (2001)
Nous sommes au début des années 2000, à l’aube du Folk metal. Tandis que FINNTROLL connait un succès croissant et que MOONSORROW fait se premiers pas sur une scène en ébullition ; un groupe – ENSIFERUM – fort de trois démos débarque en Europe. C’est donc en cette année 2001 que le quintet sort son premier opus éponyme. Alors que certains groupes ont besoin de nombreux albums pour arriver à une œuvre correcte, la bande finlandaise menée par le talentueux Jari Mäenpää a tout de suite trouvé la recette gagnante. Recette qu’ils n’ont jamais quitté depuis, et qui a fait le succès de toutes leurs offrandes jusqu'à aujourd’hui. Ce premier album, unanimement considéré comme le chef-d’œuvre des finlandais est l’opus qui a propulsé le groupe au devant de la scène. Et c’est l’union de deux excellents musiciens – J. Mäenpää (WINTERSUN) et Marcus Tovoinen – qui permit la sortie de cet album de grande qualité … Un bel artwork est toujours l’annonce d’un bon album. Car c’est le témoignage du bon goût de l’artiste en question. ENSIFERUM a tout comprit ! Ainsi, on se voit gratifier d’une magnifique pochette, bien à l’image du contenu d’ailleurs : du Folk metal énergique, poignant et épique à souhait ! Mais étudions ca de plus près … Le disque débute par une petite mise en condition sous forme d’introduction acoustique. Pièces acoustiques qui deviendront comme une tradition pour le groupe, se retrouvant sous différentes formes dans chaque album. Puis l’on est submergé par un flot de mélodies épiques, de rythmes galopants et de chœurs guerriers. Ce qui frappe c’est la composition impeccable de l’album, et ceci à différentes échelles. Tout d’abord les douze morceaux sont agencés de façon à ce que chacun ait sa place, alternant entre plages violentes et plus calmes. Chaque composition a une identité propre si bien qu’entre la ballade « Eternal Wait » et la plus martelante « Old Man » l’auditeur ne verra pas le temps passer. Ensuite «Ensiferum » sent le perfectionnisme à plein nez ! Les riches instrumentalisations accompagnant les guitares sont la preuve d’un travail acharné et d’une virtuosité technique et créative évidente . Ce qui est évident aussi, c’est que la musique du groupe suit des règles prédéfinies. Deux guitares mélodiques et rythmées mènent la danse, appuyées par une base rythmique énergique et un clavier épique : aucune chanson n’échappe à la règle. M. Tovoinen – compositeur principal – et J. Mäenpää – qui s’approprie les compositions pour y laisser sa marque – savent nous transporter dans un monde fantastique fait de combats et de quêtes ambitieuses. Cliché, bien sur qu'Ensiferum l’est ! Mais toujours crédibles, les musiciens sont conscients de leur art évitant ainsi le ridicule. La puissante voix qui orne les morceaux sous deux angles différents – chant gutural déchiré et chant lyrique – apporte aussi à leur qualité. Au travers de chœurs mélancoliques ou guerriers par exemple, comme dans la magnifique « Eternal Wait » et ses très bons arrangements de voix claires. A la manière de cette dernière chanson, certains morceaux sont de véritables hymnes au génie. Parmi ces derniers on comptera évidement « Token of Time » et « Windrider » ! C'est donc une première bataille largement gagnée pour Ensiferum qui a su faire un album varié alliant mélodie, technique et puissance à la perfection. Opus qui permettra au groupe de se lancer dans une grande tournée d’une vingtaine de dates dont le Tuska Open Air en 2002. Les premiers pas d’un grand groupe dans la petite scène qu’est le Folk metal (assez petite pour qu’aucune formation ne soit passée au rang d’incontournable du metal, mais cela est une autre question …).Une vraie tuerie, à découvrir au plus vite ! (Par Le Traître, sources : Metal Ship)
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